
Dans une déclaration, ils ont levé le voile sur leurs problèmes. Selon eux, il y a une surproduction de ciment actuellement en Côte d’Ivoire. Car, soulignent-ils, les dix unités de production installées en Côte d’Ivoire sont en surcapacité et donc en surproduction. « Suivant les statistiques, alors que les besoins nationaux sont de sept millions de tonnes par an, la capacité installée, sur la même période, est de 14 millions de tonnes », relèvent ces acteurs.
Pour eux, du fait de cette surproduction, nombre de cimentiers éprouvent des difficultés à avoir des marchés.
Face à une faible demande et aux dégâts environnementaux qui sont reprochés aux cimentiers, l’activité s’en trouve ainsi plombée.
Après l’interdiction des importations, place désormais à l’interdiction d’installation de nouvelles usines.
Il y a quelques années, l’Etat a pris la mesure d’interdire l’importation afin de permettre aux acteurs nationaux de réaliser du profit et de continuer à créer des emplois. Une décision qui a réjoui les industriels de la cimenterie.
A présent, ils souhaitent qu’une autre décision soit prise. Celle de limiter le nombre d’entreprises installées. « En 2013, pour que le secteur de la téléphonie soit viable, l’Etat a décidé de limiter le nombre d’opérateurs à trois. Car la multiplication des acteurs commençait à mettre en péril l’économie dans ce domaine. Aujourd’hui, la filière de la cimenterie est dans la même situation. Il faut mettre fin à l’installation de nouveaux opérateurs de sorte à ce que les dix existants puissent rentabiliser leurs investissements », ont justifié ces industriels.
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