
La presse indienne s'est fait l'écho ce jeudi 11 octobre des révélations publiées par Mediapart concernant les contraintes imposées à Dassault et à la France pour la signature de l'accord. L'opposition a réitéré ses accusations de corruption envers le gouvernement Modi concernant ce contrat défense de 8 milliards d'euros, dans lequel le Premier ministre est accusé d'avoir favorisé un proche.
De notre correspondant à New Delhi,
Le partenariat avec le groupe Reliance était-il une contrepartie impérative et obligatoire pour décrocher le marché Rafale? C'est ce qu'aurait déclaré un cadre de Dassault, cité par Mediapart. L'hypothèse a en tout cas eu un fort retentissement en Inde, ou l'opposition accuse depuis de nombreux mois le gouvernement de corruption dans la signature de ce contrat signé en septembre 2016 pour la vente de 36 avions de chasse Rafale a l'Inde.
Rahul Gandhi, le président du Congres, le principal parti d'opposition, a organisé une conférence de presse ce jeudi 11 octobre après la publication de ces révélations. Il a déclaré que l'accord sur les Rafale était un cas de corruption flagrant. Ces révélations coïncident avec le déplacement ce jeudi de la ministre indienne de la Défense en France, ou elle doit notamment visiter une usine Dassault. Le groupe d'armement français a de son côté rapidement nié les accusations portées par Mediapart, affirmant avoir choisi librement son partenaire Reliance. Un démenti qui a tout aussi rapidement été relayé par la presse indienne.
L'opposition s'acharne à demander l'ouverture d'une enquête sur l'accord sur la vente des Rafale a l'Inde. Le mois dernier déjà, Francois Hollande avait déclaré à Mediapart que le groupe Reliance, dont le PDG est un proche du Premier ministre indien, avait été imposé à Dassault comme partenaire.
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