
Un rapport de l’Onu sur la guerre à Alep, en Syrie, sur la période du 21 juillet, date du début du siège d'Alep par les forces du régime, au 22 décembre 2016, date de la reprise de la ville par Damas, accable gravement les parties en conflit et leurs alliés. Le rapport publié le mercredi 1er mars affirme que « toutes les parties ont commis de graves violations des lois humanitaires internationales constitutives de crimes de guerre ».
Côté des alliés, le rapport onusien expose les dégâts commis par les uns et les autres. « Entre juillet et décembre 2016, les forces russes et syriennes ont conduit des frappes aériennes quotidiennes, faisant des centaines de morts et réduisant les hôpitaux, les écoles et les marchés en cendre ».
Paulo Pinheiro, président de la commission d’enquête internationale des Nations, explique ce que les populations d’Alep ont souffert.
« Les aviations syriennes et russes ont bombardé sans relâche les quartiers est d’Alep. Ces frappes faisaient partie d’une stratégie pour forcer les insurgés retranchés dans ces quartiers à se rendre. Des hôpitaux, des orphelinats, des marchés, des écoles et des habitations, tout a été détruit. Lorsque le régime a assiégé les quartiers est d’Alep en juillet, des milliers de civils et parmi eux beaucoup d’enfants ont été pris au piège. Impossible pour eux de quitter cette partie de la ville. Ils ont perdu la vie dans les bombardements quotidiens. Des raids aériens à l’aide de bombes antibunkers, de bombes incendiaires et probablement des bombes au chlore ont aussi visé des zones civiles, dit le président de la commission d’enquête.
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