
Dans un article du Miami Herald, un reportage à Jérémie démontre à quel point les Haïtiens sont dans le besoin. L’hôpital Saint-Antoine, le seul de cette localité, n’a littéralement plus rien. Plus d’antibiotique, plus d’eau de javel, plus d’énergie. C’est un générateur qui permet de faire fonctionner un tant soit peu le bâtiment. Une situation intenable, c’est le sentiment qui se dégage à la lecture de cet article.
L’hôpital Saint-Antoine a reçu plus de 2 200 blessés suite au passage de Matthew et 43 patients qui ont contracté le choléra d’après Concepcia Pamphile, administratrice de l’hôpital. Selon le Miami Herald, ce n’est que maintenant, près d’une semaine après le passage de Matthew, que l’on commence à avoir une idée plus ou moins précise du nombre de victimes. Des victimes qui ont dû se débrouiller comme elles pouvaient pour atteindre des centres de soins, c’est-à-dire franchir des zones recouvertes d’arbres au sol, de rochers, de boue. Traverser des rivières, le tout souvent avec un membre fracturé et sans nourriture précise le quotidien.
Les Nations unies lancent un appel à la générosité pour les Haïtiens Selon le Washington Post, le coordinateur pour l’action humanitaire de l’ONU réclame une aide d’urgence d’au moins 120 millions de dollars pour acheminer des vivres, de l’eau, des médicaments dans des localités qui restent encore isolées près d’une semaine après la tragédie. 750 000 personnes au moins, dans le sud du pays, ont besoin d’assistance et de protection pour au moins les trois prochains mois selon l’ONU. Au total 1,4 million de personnes sont dans le besoin et plus de deux millions d’Haïtiens ont été affectés par Matthew. Enfin, toujours selon le coordinateur pour l’action humanitaire des Nations unies, 175 000 personnes seraient encore dans des abris. Et à l’urgence sanitaire s’ajoute désormais les risques de pillages ou d’attaques de convois humanitaires.
Dans un article, là encore du Miami Herald, il est d’ores et déjà question d’attaques de convois humanitaires, notamment sur l’axe reliant Jérémie et Les Cayes. Des villageois mettent des rochers et des branchages sur cette route pour forcer les camions à s’arrêter. Une information confirmée par le coordinateur de l’Agence de protection civile du département de la Grand’Anse dans les pages du quotidien. Source: Rfi.fr
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