
Grièvement blessé par un chauffard en 1982, un dirigeant d'entreprise se battait depuis lors pour obtenir une réparation juste. C'est désormais chose faite.
Son dossier a été d'une longueur exceptionnelle. Mais l'obstination de Michel Monsacré a payé. Cet homme de 72 ans, aujourd'hui installé dans le Calvados, se battait depuis un grave accident de la route, survenu en octobre 1982, pour obtenir réparation. Ce lundi, la cour d'appel de Paris lui a octroyé 5 millions d'euros, rapporte Le Parisien.
Il y a 36 ans, Michel Monsacré, alors PDG de Triton International, une société importatrice de matériels de pêche, a été victime d'un accident de la route à Paris. Un chauffard, qui roule beaucoup trop vite et ne respecte pas la priorité, percute violemment le patron qui conduisait une Renault 5, raconte le journal. Malgré un traumatisme crânien, une hémorragie cérébrale et un coma, Michel Monsacré ne meurt pas, ce qui impressionne les médecins, mais reste grièvement blessé. Le PDG décide alors d'engager une procédure civile en 1983.
De nombreuses expertises et des couacs
Mais les expertises et contre-expertises médicales seront nombreuses et la procédure émaillée de péripéties, comme la perte de son dossier, qui a aussi par la suite été "radié". Michel Monsacré confie au Parisien avoir rencontré des "problèmes avec des avocats, des comptables, des experts pas d'accord entre eux".
Déterminé, d'autant plus qu'il conserve encore aujourd'hui d'importantes séquelles physiques, neurologiques et psychiatriques, il décide tout de même de continuer son combat judiciaire. "Quand il est venu me voir il y a deux ans, il m'a apporté 40 cartons représentant trente-quatre ans de procédure", raconte l'avocat Me Méhana Mouhou qui a repris le dossier.
La justice avait fini par trancher en faveur du septuagénaire en mars 2017, en condamnant GMF, l'assureur du conducteur responsable de l'accident, à lui verser 396 700 euros. Mais Michel Monsacré a fait appel, estimant que cette condamnation était très loin du compte. Il souhaitait une réparation financière juste. "Cette décision va me faire du bien moralement, c'est sûr", dit aujourd'hui l'ancien patron, encore sous le choc de la décision tombée lundi.
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