
Il avait lancé près de 2000 alertes à la bombe dans le monde, et notamment à l'encontre de lieux communautaires juifs. Un jeune homme ayant la double nationalité israélienne et américaine a été condamné à dix ans de prison par un tribunal israélien. Ses actes avaient notamment alimenté les craintes d'une poussée de l'antisémtisme aux Etats-Unis après la victoire de Donald Trump à la présidentielle.
Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil
Michael Ron David Kadar avait commencé à lancer de fausses alertes à la bombe en avril 2015. Mais c'est dans les mois précédents son arrestation, en mars 2017, qu'il avait été le plus actif. En tout, près de 2000 fausses alertes ont été déclenchées, visant des écoles, des hôpitaux, des centres commerciaux ou des avions. Le jeune homme avait notamment ciblé plusieurs lieux communautaires juifs aux Etats-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande, appelant les forces de l'ordre et prévenant de l'imminence d'un attentat.
Recherché par plusieurs police du monde, Michael Ron David Kadar avait été interpellé à son domicile d'Ashkelon, dans le sud d'Israël. Mineur au moment des faits, il vivait avec ses parents. Au cours des audiences, il a expliqué avoir eu l'idée de lancer ces alertes en regardant des vidéos en ligne et en lisant des articles. Et l'activité, a t-il expliqué, le mettait « dans un état d'excitation ».
Le jeune homme souffre d'autisme et avait été déclaré inapte à servir par l'armée israélienne. Une condition médicale reconnue par le tribunal pour mineurs de Tel Aviv qui a assuré que la peine aurait été plus lourde pour un adolescent en pleine santé. Mais la cour a jugé qu'il « comprend très bien la portée de ses gestes ».
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