Annoncé puis annulé, le sommet du 12 juin entre les dirigeants américain et nord-coréen est de nouveau envisagé. Ce mardi 29 mai, l'agence de presse sud-coréenne annonce qu'un haut gradé nord-coréen est en route pour les Etats-Unis. Il s'agit du général Kim Yong-chol, dont la visite a été confirmée par un tweet de Donald Trump. Un poids lourd du régime de Pyongyang. Il doit quitter Pékin pour New York ce mercredi matin.
L'information, confirmée sur Twitter par le président américain, marque le nouvel épisode d'un intense feuilleton diplomatique. Après une escale à Pékin, le général nord-coréen Kim Yong-chol est attendu à New York pour préparer le possible sommet réunissant Donald Trump et Kim Jong-un à Singapour. Un sommet auquel la Maison Blanche dit ce mardi « se préparer activement ». Le président Donald Trump recevra dans cette optique le Premier ministre japonais Shinzo Abe « le 7 juin à la Maison Blanche », a annoncé dans un communiqué la porte-parole de la présidence américaine dans un communiqué.
Officiellement, Kim Yong-chol est vice-président du comité central du Parti des travailleurs de Corée. Mais le général de 72 ans est surtout « le pilier sécuritaire du clan Kim », explique Dorian Malovic, chef du service Asie au quotidien La Croix et coauteur du Monde selon Kim Jong-un. C'est lui qui a en charge la sécurité de la famille. « Dans la perspective de ce qui est en train de se négocier entre Donald Trump et Kim Jong-un, Kim Yong-chol est incontournable », estime Dorian Malovic.
Il a ainsi accompagné le dirigeant nord-coréen lors de ses deux récentes visites en Chine, et s'est par ailleurs entretenu avec le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo lorsque celui-ci s'est rendu en Corée du Nord il y a quelques semaines. Il doit de nouveau le rencontrer dans la semaine à New York.
Le général Kim Yong-chol et le chef de la diplomatie américaine ont en commun leur passé. Tous deux sont issus du renseignement. Mike Pompeo était à la tête de la CIA avant sa nomination, et Kim Yong-chol, jusqu'en 2016, au Bureau général de reconnaissance, l'agence d'espionnage du régime de Pyongyang.
La Corée du Sud considère que Kim Yong-chol est à l'origine du torpillage d'une corvette sud-coréenne en 2010. L'attaque avait coûté la vie à 46 marins et la Corée du Nord a toujours nié en être l'auteur.
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