
Parmi la myriade d’immigrants clandestins africains qui
tente de gagner les côtes européennes, l’on note malheureusement de nombreux
Ivoiriens. Dans la lutte contre cette vague d’immigration clandestine, l’Union
européenne a décidé de financer un programme de rapatriement des sans-papiers
ivoiriens basé sur l’identification biométrique, afin d’organiser leur retour au
bercail dès leur arrivée en Europe.
De façon pratique, selon le site Bloomberg cité par Seneweb,
l’UE va désormais faire recours à l’identification biométrique des migrants
présents dans l’espace Schengen en vue de les expulser vers leurs pays de
départ.
En Côte d’ivoire, ce système permet d’une part de faciliter
l’identification des personnes de nationalité ivoirienne afin de faciliter leur
retour, renseigne un rapport de l’Ong Privacy international, une Ong qui milite
pour la défense des droits de l’homme en particulier contre la violation de la
vie privée commis par les gouvernements et autres organisations.
A cet égard, l’UE a débloqué un financement de 60 millions d’euros
(39 milliards de FCFA) pour l’organisme en charge du projet “EU Trust Fund for
Africa” dont 28 millions d’euros à la Côte d’ivoire, soit 18, 633 milliards.
Ces chiffres sont confirmés par le site Courrier du Soir, qui parle de vol de
données privées.
Mais Privacy international tire déjà la sonnette d’alarme.
Elle y voit une violation des données personnelles (nom, prénoms, date de
naissance, numéro de passeport, empreintes digitales, reconnaissance faciale)
des migrants, qu'ils soient réguliers ou non. Or, cette collecte de données
personnelles peut être utilisée à d’autres fins, redoute l’organisation non
gouvernementale basée en Grande Bretagne selon laquelle ces données peuvent
tomber dans les mains d’Interpol.
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