
A peine une heure après l'annonce de son arrestation, le policier mis en cause dans la mort de George Floyd à Minneapolis a été inculpé pour homicide involontaire, fait savoir le procureur du comté de Hennepin.
« L'ancien officier de police de Minneapolis Derek Chauvin a été inculpé de meurtre (au 3e degré) et d'homicide involontaire », a précisé Mike Freeman. Derek Chauvin, le policier mis en cause, a été placé en détention par la police criminelle.
Il a par ailleurs été démis de ses fonctions.
Enquêtes fédérales et locales ouvertes
Filmée par une passante une vidéo de l'arrestation montre Derek Chauvin plaquer au sol George Floyd en gardant pendant de longues minutes son genou sur son cou. Ce dernier geint et répète : « Je ne peux pas respirer. »
Le policier lui répond de rester calme. Un deuxième tient à distance les passants qui commencent à s'emporter alors que l'homme appréhendé ne bouge plus et semble inconscient.
D'autres vidéos semblent écarter la thèse avancée par la police selon laquelle George Floyd, soupçonné d'avoir tenté d'écouler un faux billet de 20 dollars, aurait résisté à son interpellation. Sur des images captées par des caméras de surveillance, il a les mains menottées dans le dos et n'oppose aucune résistance quand un policier le conduit vers une voiture de patrouille.
Biden répond à Trump
Depuis la diffusion de ces vidéos, des manifestations tournant à l'émeute ont éclaté à Minneapolis, notamment aux abords du commissariat où travaillaient les quatre policiers impliqués dans cette affaire, et dans d'autres villes de la région. La mairie a décidé d'instaurer un couvre feu ce vendredi à partir de 20h heure locale (à 3h00 à Paris) jusqu'à 6h du matin.
La classe politique s'est largement emparée de cette affaire. Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a dénoncé vendredi la « plaie béante » du « racisme institutionnel » aux Etats-Unis en appelant à rendre justice à George Floyd, un homme noir tué par un policier blanc à Minneapolis.
L'ancien vice-président de Barack Obama a fait allusion, sans le nommer, au président républicain Donald Trump qu'il affrontera lors de la présidentielle américaine de novembre. « Le moment n'est pas aux tweets incendiaires. Ce n'est pas le moment d'encourager la violence », a déclaré Biden, 77 ans, alors que Twitter a masqué vendredi un tweet du président américain en jugeant qu'il était en violation de ses directives sur l'apologie de la violence.
Outrée par la publication du président américain, la chanteuse Taylor Swift a promis à Donald Trump qu'il serait battu lors du prochain scrutin présidentiel et appelé à voter contre lui. « Après avoir attisé le feu de la suprématie blanche et du racisme depuis le début de votre mandat, vous avez le culot de jouer l'autorité morale avant de menacer (de l'usage) de la violence », a écrit l'artiste de 30 ans sur son compte Twitter.
Un message qui frôlait le million de likes ce vendredi soir.
After stoking the fires of white supremacy and racism your entire presidency, you have the nerve to feign moral superiority before threatening violence? ‘When the looting starts the shooting starts’??? We will vote you out in November. @realdonaldtrump
— Taylor Swift (@taylorswift13) May 29, 2020
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