
Détenu depuis huit jours pour sa tentative d’auto coup d’État, l’ex-président péruvien Pedro Castillo restera donc en prison préventive pour un maximum de 18 mois ou jusqu’à l’ouverture de son procès pour supposée rébellion et conspiration.
Les manifestations pour réclamer sa libération se poursuivent et la répression a fait plusieurs victimes.
Un an et demi, cela semble vraiment beaucoup pour de la prison préventive, mais c’est une particularité du droit péruvien. Ici la justice est très lente, souvent corrompue, et l’idée de ces 18 mois de détention préventive est d’éviter que des personnes accusées de corruption ou de délits graves ne puissent fuir à l’étranger ou profiter d’un vice de forme pour échapper à la justice, explique notre correspondant régional, Eric Samson.
Pour ne prendre qu’un exemple, l’ancienne candidate présidentielle Keiko Fujimori a été condamnée à la même peine lors d’un récent procès pour corruption.
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