
Les manifestations se sont poursuivies jeudi 3 janvier, non seulement à Lima mais dans les principales villes du Pérou, pour exiger la démission de Pedro Chavarry, le procureur général de la nation. Bien que ce dernier ait rétabli dans leurs fonctions - après les avoir destitué - les deux procureurs enquêtant sur les plus grands scandales de corruption du pays, le sentiment d’indignation des manifestants est toujours aussi fort.
Avec notre correspondant à Lima, Eric Samson
Pedro Chavarry est critiqué pratiquement depuis sa nomination il y a six mois, notamment lorsqu’un enregistrement a prouvé qu’il était en relation avec un réseau de juges corrompus du port du Callao. A cela est venue s’ajouter l’affaire Odebrecht.
Cette entreprise brésilienne de travaux publics a reconnu avoir versé des pots de vin et contribué à la campagne électorale de nombreux hommes politiques péruviens dont quatre anciens présidents, l’ancienne maire de Lima et la leader de l’opposition péruvienne, Keiko Fujimori.
Depuis sa nomination, Pedro Chavarry s’est toujours montré hostile aux deux procureurs qui faisaient avancer l’enquête sur l’affaire Odebrecht. Chavarry les a destitués le 31 décembre, pendant les fêtes, ce qui n’a fait que renforcer les soupçons de collusion et provoquer l’indignation des Péruviens.
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