
Accusé une nouvelle fois d'assassinat devant une cour d'assises, le tueur en série Michel Fourniret était à nouveau devant la justice pour son premier jour d’audience mardi 13 novembre, aux côtés de son ex-épouse Monique Olivier. Devant répondre du meurtre de Farida Hamiche, en 1988, il a de nouveau imputé ses crimes à son union avec sa première femme et au fait qu'elle n'était pas vierge lors de leur mariage en 1962. Le procès se tient jusqu’au vendredi 16 novembre.
Avec notre envoyé spécial à la cour d'assises à Versailles,Franck Alexandre
Michel Fourniret a vieilli depuis son dernier procès, en 2008 : il s'est vouté, ratatiné, mais ses obsessions, elles, n'ont pas changé. Il avait expliqué ses crimes, poussés par un besoin compulsif de chasser au moins deux vierges par an, dans un désir absolu de voler la virginité. Cela, car le jour de son mariage, sa première épouse ne l'était pas. « Si je n'avais pas épousé une femme qui manquait un peu d'inexpérience, tout ça ne serait pas arrivé », a-t-il ainsi affirmé au premier jour de son procès.
Didier Seban avocat des parties civiles : « Michel Fourniret continue à jouer de sa perversité, à mettre ne cause sa première femme. Finalement, s’il est devenu l’assassin qu’il est, c’est toujours de la faute d’une femme et donc jamais il n’assume les responsabilités de ce qu’il a commis. Au départ, il y a le crime originel qui est celui d’une femme, et c’est cela qu’il va faire payer à toutes les femmes. Je crois qu’il y a un égo terrible qui montre que c’est un personnage profondément dangereux et qu’il le reste. »
Sa première femme n'était pas vierge et cela a eu l'effet d'un obus explosif dans sa tête, a encore expliqué froidement Michel Fourniret. Mais il est jugé cette fois-ci pour le meurtre de Farida Hamiche, un crime qui lui a permis de mettre la main sur le trésor du « gang des postiches » et de perpétrer sa série criminelle.
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