
Les équipements des orpailleurs clandestins saisis par les éléments de la gendarmerie dans le cadre de la lutte contre le phénomène ont été détruits dans la cour de la brigade de Sassandra, a constaté l’AIP, jeudi 10 mars 2022.
Deux dragues, une pirogue, 21 fûts, quatre tuyaux flexibles, deux moteurs de véhicules Mercedes, une moto pompe et trois compresseurs ont été brûlés et dépiécés. Cet arsenal a été saisi lors d’une patrouille des éléments de la brigade de gendarmerie dans la sous-préfecture de Médon.
Le commandant de brigade, l’adjudant-chef Fofana Aboubacar, a indiqué que son service n’est pas à sa première saisie et destruction de matériels d’orpailleurs clandestins. A chaque fois que ces orpailleurs sont débusqués, ils sont mis aux arrêts ou s’ils réussissent à prendre la fuite, leurs matériels sont toujours détruits, a-t-il expliqué.
Depuis juillet 2021, la brigade de gendarmerie de Sassandra traque les orpailleurs clandestins qui se sont établis dans les sous-préfectures de Grihiri et de Médon, le long du fleuve Sassandra, précisément dans les villages de Louga, Inahiri, Médon, Gréguibré, Garoublé, Zaébré, Grihiri, Boutoubré 1 et 2.
Le préfet de Sassandra a entrepris une grande sensibilisation des populations de ces localités sur le phénomène. Depuis lors, ces populations qui, au début, s’étaient rendus complices de ces orpailleurs clandestins, ont fini par faire volteface en collaborant avec la gendarmerie, favorisant depuis quelques mois la miss en déroute de ces exploitants illégaux de l’or de manière artisanale.
L’orpaillage clandestin constitue un danger pour l’environnement et l’homme à travers notamment, la pollution des eaux de surface et même de la nappe phréatique, la destruction de la flore et de la faune dues à l’utilisation des produits hautement toxiques que sont le mercure et le cyanure. Le phénomène rime aussi avec l’insécurité, la drogue et la prostitution favorisées par l’appât du gain facile.
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