
Un atelier de présentation des résultats de l’étude sur la perception de la
participation des enfants dans le Programme de renforcement des organisations
de la société civile pour les droits des enfants (PROSCIDE), s'est tenu le jeudi
28 août 2025, à la Communauté Saint'Egidio de Treichville.
Pour ce faire, l’Association des enfants et jeunes travailleurs de Côte
d’Ivoire (AEJT-CI) avec l’appui de Save the Children, a pu réunir des
représentants des services étatiques, des organisations de la société civile,
des partenaires techniques, ainsi que des enfants et des parents.
Cet atelier a permis non seulement de valider les résultats de l’étude,
mais aussi de dégager des recommandations et un plan d’action pour renforcer la
participation des enfants dans le PROSCIDE et en faire un véritable levier de
changement social.
L’étude menée précédemment dans quatre localités du pays (Abidjan,
Grand-Bassam, San Pedro et Yamoussoukro), visait à recueillir la perception des
enfants sur leur participation aux activités du PROSCIDE. Un programme qui
œuvre depuis plusieurs années à promouvoir et protéger les droits des enfants
en Côte d’Ivoire.
« Nous faisons participer les enfants depuis longtemps, mais il était
essentiel de savoir comment eux-mêmes perçoivent leur implication, et si
celle-ci correspond réellement à l’esprit de l’article 12 de la Convention des
Nations Unies relative aux droits de l’enfant », a expliqué Houeto Yves Roland,
coordonnateur national de l’AEJT-CI.
Les résultats présentés montrent des effets positifs. Les enfants ont salué
leur implication, affirmant que leur participation leur a permis de gagner en
confiance, de renforcer leurs capacités et même d’améliorer leurs performances
scolaires. Des parents ont, de leur côté, témoigné d’un changement positif dans
le comportement et la responsabilité de leurs enfants.
Cependant, des limites subsistent : la couverture du programme reste
insuffisante, certaines communes n’étant pas encore touchées. Les enfants ont
donc recommandé l’extension des activités à un plus grand nombre de localités
et une meilleure intégration de leurs avis dans les politiques locales.
« Permettre aux enfants de participer, ce n’est pas leur retirer le pouvoir
des adultes, mais c’est plutôt aider les parents et les institutions à mieux
orienter leurs décisions », a ajouté Yves Roland, insistant sur l’importance de
prendre en compte l’opinion des enfants dans les familles comme dans les
collectivités.
Marc Eliel Deni, membre du groupe exécutif au niveau africain du mouvement
des enfants et jeunes travailleurs de Côte d’Ivoire, est un pur produit du
PROSCIDE. Il a expliqué que ce programme lui a non seulement permis d’organiser
sa vie associative et ses études, mais aussi de visiter, à son jeune âge, des
pays tels que le Lesotho, l’Éthiopie et la Suisse. Pour lui, l’atelier rappelle
surtout aux parents l’importance d’écouter leurs enfants : « L’avis de l’enfant
ne doit pas être systématiquement adopté, mais il mérite d’être entendu, car il
contribue à son bien-être et à son éducation à la citoyenneté. »
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