
Le groupe scolaire Municipalité d’Odienné, située au quartier Yankafissa d’Odienné, subit des actes de vandalisme portant sur l’usage d’excréments, dont la persistance inquiète de plus en de plus le personnel enseignant.
Les auteurs restent inconnus de même que leurs motivations. Mais le fait dure depuis quelque trois ans, apprend-on. Des déjections emballées et projetées soit sur des tables-bancs, soit sur le tableau ou des portes de salles de classe badigeonnées de la même matière.
« Nous avons de plus en plus peur à l’idée que ces actes, au-delà du vandalisme, aient une visée mystique », a confié, lundi 14 novembre 2022, un enseignant, Yasselou Kouadio, avant de s’indigner du 8ème forfait depuis la rentrée des classes, constaté ce même jour.
Les classes de CM2 ont cette fois reçu la visite des vandales. Les cadenas des portes métalliques des salles ont été enduits d’excréments. Le 2ème acte en l’espace d’une semaine, malgré une réunion autour de la préoccupation ayant rassemblé le chef de la circonscription éducative dont dépend le groupe scolaire et des représentants des diverses couches sociales du quartier Yankafissa, notamment des responsables coutumiers, des leaders de jeunesse.
Le groupe scolaire Municipalité, englobant quatre écoles, est dépourvu de clôture. Une situation qui selon le directeur de l’école 4, Yaya Doumbia, l’expose à divers autres agissements peu recommandables.
« Des individus cassent les ampoules, laissant l’école baigner dans le noir. Les serrures sont sabotées et les salles de classes transformées en chambres de passe. Des préservatifs utilisés sont découverts dans des classes au petit matin des fois », a-t-il également révélé.
L’enseignant et ses pairs appellent ainsi les autorités compétentes à œuvrer de sorte à résoudre en profondeur les difficultés rencontrées par leur établissement, quelque peu dépassé et qui, globalement, a besoin de faire peau neuve.
Le groupe scolaire pour un effectif de plus de 1500 élèves, ne dispose que de 15 salles de classe, à raison de six pour l’école 1, six autres pour l’école 2 et trois pour l’école 3.
La quatrième école, créée depuis peu, pour désengorger les deux premières, n’existe que de nom, signale-t-on. Le système de la double vacation y est ainsi pratiqué du fait de ce déficit de salles.
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