
Toutes les conventions d’affectation pour le financement des projets des deux C2D ont été signées en dépit des mesures restrictives liées à la crise sanitaire qui ont fortement impacté la mise en œuvre des opérations telles que prévues, a indiqué mercredi 21 juillet 2021, le porte-parole du gouvernement, Coulibaly Amadou, à l’issue d’un conseil des ministres.
M. Coulibaly a ajouté que le niveau d’exécution est globalement satisfaisant et de nombreuses livraisons de projets d’envergures ont été faits en 2020.
Il s’agit notamment de l’agence nouvelle PSP et de l’INFAS à Bouaké, de l’usine de production d’eau potable de Saint Viateur à Cocody, de neuf châteaux d’eau à Gagnoa et à Sinfra, du tronçon Bouaké-Ferkessédougou, de la route du Nord, des lycées professionnels de Daoukro et de Yopougon.
« Les livraisons se poursuivront en 2021 avec celles des cours d’appel de Korhogo et de Daloa, du pont Félix Houphouët-Boigny réhabilité et de bien d’autres ouvrages », a-t-il indiqué.
Le porte-parole du gouvernement a relevé qu’au 31 décembre 2020, l’exécution cumulée des projets des deux C2D a nécessité une mobilisation financière de 959,85 milliards FCFA et pour celle de l’année 2020, 97,35 milliards de FCFA ont été décaissés contre 109,8 milliards de FCFA prévus, soit un taux de réalisation de prévision de 88,68%.
« La signature d’un troisième C2D devrait intervenir au troisième trimestre de l’année 2021 pour le démarrage de nouveaux travaux et la consolidation des projets en cours », a-t-il assuré.
Le Contrat de désendettement et de développement (en abrégé C2D) constitue le principal volet bilatéral additionnel français de l’initiative PPTE d’allègement de la dette des pays en développement. Les remboursements de la dette bilatérale des Etats concernés sont redistribués par la France sous forme de subventions.
Les décisions concernant les C2D sont prises par consensus dans un comité mixte comprenant le ministre des finances, l’ambassadeur de France et la société civile. En général, l’Agence française de développement (AFD) est chargée de la mise en œuvre des décisions d’affectation des subventions.
Les appels d’offres se feront selon les critères européens et internationaux et non à la discrétion des gouvernements récipiendaires de l’aide.
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