Les aviculteurs de Grand-Bassam continuent de broyer du noir. Après l’abattage de tous leurs volailles suite à l’infection de l'influenza aviaire hautement pathogène de sous-type A/H5N1, au mois de juillet 2021, ces derniers n’ont pas encore été indemnisés.
Ce qui semble paradoxale, c’est que le gouvernement avait ordonné la reprise des activités avec l’adoption d’un plan de lutte contre la grippe aviaire d'un coût global de 979,4 millions F cfa.
Une décision du Conseil des ministres rassurantes pour les aviculteurs qui espéraient être payer avant les fêtes de fin d’année de 2021.
Depuis lors, ces derniers dénoncent la lenteur du processus.
Selon certaines indiscrétions au ministère des ressources animales et halieutiques informations, le dossier se trouve désormais au niveau des services du ministère du Budget et du portefeuille de l’État.
Si notre interlocuteur au ministère des ressources animales, ayant requis l’anonymat, refuse de se prononcer sur la date du paiement, tout semble indiquer que la situation deviendrait intenable pour les aviculteurs.
M. Ouattara, propriétaire d’une ferme d’une vingtaine de mille de poulets abattus, continuent de ruminer sa colère. Joint au téléphone, il dénonce certaines mains obscures qui bloquent leurs dossiers.
« J’attire l’attention du Président de la République Alassane Ouattara. Nous sommes fatigués d’attendre. Je demande au Premier ministre Patrick Achi de mettre la pression sur les services qui doivent nous indemniser », nous explique-t-il au téléphone.
Les aviculteurs des villages de Mondoukou qui sont les plus touchés par l’abattage des 350 000 poulets, sont dans le désarroi.
Rappelons que grâce aux mesures vigoureuses et de ripostes, le virus de la grippe aviaire est sous contrôle aujourd'hui dans le département. Et ce, suite à l’abattage des sujets par les services vétérinaires de la direction générale des ressources animales et halieutiques de Grand-Bassam.
Dans l’attente de leur indemnisation pour relancer leurs activités, les aviculteurs de Grand-Bassam, ce sont des centaines de jeunes qui sont au chômage.
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