
Chaque 5 juin de l’année est reconnu pour la
célébration de la journée mondiale de l’environnement. L’édition 2020 revêt un
caractère bien particulier car la planète est confrontée à la pandémie à
coronavirus (COVID-19) Aéroports, routes internationales et nationales,
restaurants, entreprises, projets…bref, le monde est à l’arrêt à cause du
COVID-19, un virus qui puise sa source en Asie. Un continent particulièrement consommateur de produits fauniques.
Des produits locaux, de plus en plus rares, qui font que les importateurs de
ces produits se tournent vers l’Afrique afin de s’approvisionner illégalement sur le continent en peaux de lion, léopard, défenses
d’éléphants, corne de rhinocéros, et autres milliers de tonnes d’écailles et de
viande de pangolin. Des scientifiques chinois
issus de l’Université d’Agriculture de Chine du Sud, la province du Guangdong, soupçonne le pangolin d’avoir été une courroie de transmission
entre la chauve-souris et l'homme.
Selon les experts environnementaux, la pandémie de COVID-19, et
les épidémies précédentes comme le SRAS, l’Ebola, la grippe aviaire sont des zoonoses. En clair,
ce sont des maladies et infections dont les agents pathogènes
se transmettent des animaux à l'être humain. La cause de ces
maladies est la réduction des forêts à travers la destruction sans fin de
l’environnement occasionnant ainsi la disparition de l’habitat naturel des
espèces sauvages. Avec la
réduction de leur habitat et la pression démographique sur les derniers espaces
sauvages, de nouvelles interactions entre des espèces qui ne se croisent pas
habituellement ont lieu. Les humains, en allant plus profondément dans la
nature et en exploitant ses ressources de manière industrielle (avec nous
l'avons vu d'immenses marchés où se côtoient espèces sauvages et domestique
comme à Wuhan) donnent aux virus l'opportunité de trouver de nouveaux hôtes et
de muter. En déséquilibrant les écosystèmes, l'humain se mets ainsi lui-même en
danger, d'où l'importance de préserver de larges espaces sauvages et de
diminuer la pression sur la nature. Si l’humain ne regarde pas autrement
l’environnement, d’autre nouvelles pandémies liées à des virus émergeront
avertissent les experts. Vous
l’aurez compris, notre biodiversité est en souffrance. Elle plie pour une fois
de manière générale à travers l’avènement du COVID-19. Le signal que cela nous envoie
est que la santé des hommes sur la terre allie une nature saine, sans blessure,
et sans dégâts.
Cependant, le constat
est amer car nous n’avons pas pris soin de la nature, notre nature. Nous sommes
témoins de feux de brousse sans précédent aux quatre coins du monde, à des
invasions de criquets dans la Corne de l’Afrique, à l’explosion du trafic lié
aux espèces protégées. Malgré les efforts des autorités ivoiriennes appuyées
techniquement par EAGLE-Côte d’Ivoire, le trafic d’espèces protégées dans le
pays continue. Mais fort heureusement qu’il est combattu ardemment avec des
résultats probants. La célébration de cette journée nous permet de développer
les bases nécessaires pour éclairer l'opinion publique et donner aux individus,
aux entreprises et aux collectivités le sens de leurs responsabilités en ce qui
concerne la protection et l'amélioration de l'environnement.
Depuis que cette journée
a été instaurée en 1974, l’édition de 2020 prend place dans un contexte particulier, celui
d’une pandémie mondiale qui montre de manière encore plus évidente l’impact des
activités humaines : chute de l’économie, l’augmentation du taux de
chômage etc. En 2020, l’environnement est
acculé ; 1,6 milliard de tonnes, c'est
le volume mondial de gaspillage et de pertes alimentaires estimés par la FAO
(organisation mondiale des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture).
Au total, plus de 1 million d'espèces animales et végétales sont menacées
d'extinction. C'est ce que révèle le rapport de l’IPBES (plateforme
intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) publié
en mai 2020. La déforestation a quant à elle augmenté de 150% au mois de mars
2020, au même moment où le coronavirus se propageait dans le monde. C'est le
WWF (World Wildlife Fund, soit le fonds mondial pour la nature) qui a
annoncé cette terrible information dans un communiqué de presse datant du 5
juin 2020. La Journée mondiale de
l’environnement nous invite à repenser la manière dont nos systèmes économiques
ont évolué et l’impact qu’ils ont sur l’environnement d’autant plus la
biodiversité est une toile complexe et interdépendante, au sein de laquelle
chaque membre joue un rôle important.
Alors la balle est le camp de chacun de nous.
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