
Juste après son retour de la Cour pénale internationale (CPI), Charles Blé Goudé a animé un meeting à Yopougon à la place CP1.
Morceaux choisis:
"(…) J’étais en prison chez les blancs. Je suis
sorti. Les gens rentrent et moi Gbakpê je suis bloqué et puis mon tour est arrivé
pour que je puisse rentrer…
Je suis un homme, je sais être reconnaissant.
Quand tu as fait mal, je dis que tu as fait mal. Mais quand tu as bien fait. Je
sais aussi reconnaître les biens faits. Je reconnais ici que de bout en bout,
mon dossier de retour ait été suivi par le président de la Côte d’Ivoire. Je
voudrais lui dire merci.
Quand je le dis. Il y a des gens qui disent que je
suis un traître. Mon grand-père m’a dit « ce n’est pas tous les pagnes qu’on
met au soleil ».
Je dis merci aux autorités de la Côte d’Ivoire qui
ont facilité mon retour (…). Je remercie ici à Yopougon les autorités de la
Côte d’Ivoire pour avoir facilité mon retour à Yopougon.
Quand je n’étais pas, il y a eu beaucoup de mort à
cause de la politique. Or pour moi, la politique doit donner la vie. La
politique ne doit pas ôter la vie. Alors, en leur mémoire à tous, une minute.
De tous les bords politique. Parce que la mort n’a pas de clan, la mort n’a pas
de religion.
(…) Je suis venu. Mon rôle n’est pas de vous
révolter parce que ce pays a été blessé. Ce peuple a été traumatisé. Le peuple
que vous êtes a besoin que je vous rassure. Parce que, ce que vous attendez de
moi. Ce n’est pas que d’être source de mobilisation. C’est qu’un jour, chacun
de vous puisse avoir un travail, on est fatigué de dormir dans salon des gens.
Je suis venu, mon devoir c’est d’accompagner ce
processus de paix.
Vous allez m’accompagner dans ce processus de paix
dont le pays a besoin. Ce pays c’est notre pays. On ne doit pas le détruire.
Je ne suis pas de passage, je suis venu pour de
bon. J’aurai le temps de vous parler. J’ai fait la résistance avec vous. Je
ferai la paix avec vous, pour que demain, on puisse construire la paix
ensemble…
Nous venons de très loin. On a dit que la Cpi
quand on y va, on ne revient jamais. Gbakpê est là.
La leçon que vous devez tirer dans la vie, quand
tu marches, il faut marcher droit. Je suis allé en votre nom. Je suis resté
droit. Vous devez resté des gens de conviction, des gens de valeurs quelle que
soit votre pauvreté, votre situation sociale…
Aujourd’hui, je ne vais pas trop parler. A cette même place je ferai un meeting politique, ou je vais aborder tous les sujets. Je donne rendez-vous à la presse dans quelques semaines ou nous allons aborder tous les sujets…
Si je n’ai pas fait la différence entre le combat
et la querelle, vous serez là pour me juger. Mais ne jugez pas quelqu’un sur la
base de ce qu’on vous a dit. Prenez le temps d’écouter aussi la version de
celui on vous a parlé.
Si aujourd’hui, la CPI nous a acquitté c’est parce
que la CPI nous a écouté…
Où je suis allé à la CPI, je n’ai pas volé pour
aller. C’est parce que j’ai défendu valablement notre cause que parmi tous les
collaborateurs, c’est moi seul, on a pris pour aller à la CPI. Je suis très en
colère. Mais comme je viens d’arriver, je vais boire de l’eau d’abord…
Il est l’heure de la vérité. 11 ans de mensonge.
Une seule heure de conférence de presse pour rétablir la vérité. La Côte
d’Ivoire n’a pas besoin de menteurs.
Grâce à vous, je retrouve la force et je vous dis
que cette lutte, je ne vais jamais là trahir. Jamais de la vie. Je suis venu et
vous m’avez bien accueilli. Restez à l’écoute…"
0 Commentaires
Participer à la Discussion
Commentez cet article