
Le clip du chanteur ivoirien HIMRA fait beaucoup parler. Sur les réseaux sociaux, la vidéo fait le buzz, mais elle choque aussi une partie du public.
Parmi les critiques, une voix se fait entendre : celle de Tiesco Le Sultan. L’artiste dénonce le contenu du clip, qu’il juge trop osé. Mais surtout, il s’interroge : pourquoi lui a-t-on reproché les mêmes choses alors qu’HIMRA, lui, n’est pas inquiété ?
« J’aime beaucoup HIMRA, hein, mais son nouveau clip est une vraie dépravation des mœurs pour le public ivoirien. Et moi, j’ai été emprisonné pour ça. Donc soit c’est un artiste du système, soit mon arrestation était un complot », a-t-il écrit sur les réseaux.
Tiesco parle en connaissance de cause. Il a déjà été emprisonné pour une vidéo jugée choquante. Il dénonce aujourd’hui ce qu’il appelle une justice à deux vitesses : certains artistes seraient plus protégés que d’autres, selon leurs relations ou leur popularité.
Cette sortie relance un débat souvent évoqué en Côte d’Ivoire : la liberté d’expression dans l’art, les limites de la provocation, et surtout, l’égalité devant la loi.
Pour l’instant, les autorités n’ont pas réagi au clip d’HIMRA. Aucune procédure n’a été lancée. La vidéo continue de circuler sur les plateformes.
Sur internet, le débat reste vif : faut-il laisser les artistes s’exprimer librement ? Ou fixer des règles plus strictes sur ce qui est acceptable ?
Une chose est sûre : cette affaire pourrait pousser les autorités culturelles et judiciaires à clarifier les règles du jeu. Jusqu’où peut-on aller au nom de l’art ? Et surtout, la loi est-elle vraiment la même pour tous ?
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