
Le Congrès Panafricain pour la Justice et l’Égalité des Peuples (COJEP) monte au créneau.
Dans une déclaration ferme, le parti condamne vigoureusement une convention signée entre l’Assemblée nationale, le Sénat, l’Union des Villes et Communes de Côte d’Ivoire, et une compagnie aérienne étrangère. L’accord prévoit des réductions tarifaires pour les députés, sénateurs, maires et leurs familles lors de voyages à l’étranger, ainsi qu’un accès privilégié à des soins médicaux à l’Hôpital Américain de Paris.
Des privilèges jugés indécents
Pour le COJEP, cette convention est un symbole de déconnexion entre les élites politiques et les réalités vécues par les citoyens. "Les élus sont censés représenter le peuple, pas profiter de privilèges indécents", affirme Maître Serge Ouraga, porte-parole du mouvement.
Le parti s'interroge : pourquoi favoriser une compagnie étrangère alors qu’une compagnie nationale comme Air Côte d’Ivoire pourrait bénéficier d’un soutien stratégique et financier ? "Les élus devraient plutôt travailler à renforcer notre transport aérien national", ajoute le COJEP.
Un "mépris" pour le système de santé ivoirien
Au-delà des billets d’avion à tarif préférentiel, le COJEP dénonce l’accès réservé aux soins médicaux à l’étranger pour les représentants du peuple. Un choix perçu comme une "trahison silencieuse" envers les citoyens ivoiriens qui, eux, peinent à se soigner dans des hôpitaux publics sous-équipés.
"Comment justifier que des responsables politiques se fassent soigner à Paris pendant que des femmes accouchent à même le sol ici ?", s’indigne le COJEP, qui fustige un "mépris affiché pour les souffrances quotidiennes des populations".
Un appel à la responsabilité
Le COJEP lance un appel solennel à l’Assemblée nationale, au Sénat, aux maires, et au gouvernement. Le mouvement demande des explications claires : en quoi cette convention sert-elle l’intérêt général ? Il invite aussi les autorités à recentrer les politiques publiques sur les priorités nationales, notamment la santé et le soutien aux entreprises locales.
"Le peuple doit rester vigilant"
En conclusion, le COJEP appelle les Ivoiriens à ouvrir les yeux et à rester unis pour exiger une gouvernance plus juste, plus équitable, et réellement au service du pays.
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