
Le président de l’UDPCI est aujourd’hui courtisé par le parti d’Alassane Ouattara. Et c’est Adama Bictogo qui a joué les intermédiaires.
Courant avril, Adama Bictogo, le secrétaire exécutif du
Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie
et la paix (RHDP), alors président par intérim de
l’Assemblée nationale, s’est rendu à la résidence
d’Albert Mabri Toikeusse, a!n de tenter de le
convaincre de revenir au sein du parti. Il a dit être
l’envoyé d’Alassane Ouattara.
Les échanges ont été
courtois.
Rendez-vous avec Ouattara
Le patron de l’Union pour la démocratie et la paix en
Côte d’Ivoire (UDPCI) a été sensible à cette démarche,
mais il a préféré réserver sa réponse au chef de l’État.
Comme convenu lors de l’entretien qu’ADO lui a
accordé, à sa demande, le 22 mars au palais
présidentiel, celui-ci doit en effet le recevoir à nouveau
dans quelques semaines.
L’opposant, également député
et président du groupe parlementaire de son parti,
l’UDPCI, avait plaidé pour l’entrée de ce dernier au
bureau de l’Assemblée nationale. Mais à la rentrée
parlementaire du 1er avril, cette adhésion n’était
toujours pas concrétisée.
Albert Mabri Toikeusse n’a, pour le moment, pas prévu
de réintégrer le RHDP. Il souhaite en effet éviter une
fronde des militants de sa formation, laquelle est
solidement implantée dans l’ouest montagneux.
Plusieurs responsables de partis d’opposition ont en
effet provoqué le mécontentement de leur base en
ralliant la formation présidentielle.
Ce fut notamment le
cas au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) pour
Patrick Achi, Amédé Ko! Kouakou ou encore Jeannot
Ahoussou-Kouadio.
Mais l’UDPCI ré#échit à une telle alliance en vue des
élections locales de 2023, dont les dates n’ont pas
encore été !xées.
Fondé par l’ancien général putschiste
Robert Gueï, ce parti a toujours été un allié du
Rassemblement des Républicains (RDR), l’ancienne
formation d’Alassane Ouattara.
Mais des divergences
sur le choix des candidats aux élections législatives de
2016 et surtout, de la présidentielle de 2020, avait fait
basculer le parti d’Albert Mabri Toikeusse dans le camp
de l’opposition.
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