
Les travaux champêtres et les activités de pêche sur le fleuve Comoé sont au point mort à Kafolo (région du Tchologo, département de Kong), deux jours après l’attaque terroriste dans la localité.
«Nous avons toujours peur de nous rendre dans nos champs puisque nous ne savons pas si la zone est totalement sécurisée ou pas. Nous serons bientôt gagnés par la famine si nous n’arrivons pas à aller chercher de la nourriture au champ», a déploré Kambou Mathieu, un membre du comité des jeunes à l’AIP.
La psychose et la peur se sont emparées des populations dans cette zone.
Quant aux pêcheurs sur le fleuve Comoé, toutes les activités de pêche sont interrompues pour l’instant et toute la zone est bouclée par l’armée ivoirienne.
Outre ces secteurs d’activités, les boutiques et autres lieux de commerce ont ouvert depuis mardi 30 mars 2021. De même que le transport interurbain a timidement repris. «Avec le renfort que nos forces de l’ordre ont reçu dès les premiers instants, la crainte a quelque peu disparu des cœurs », confie un habitant.
Dans la nuit de dimanche 28 à lundi 29 mars, deux positions des Forces armées de Côte d’Ivoire ont subi des attaques armées.
“La première attaque est survenue à Kafolo et est le fait d’une soixantaine de terroristes lourdement armés venant du Burkina-Faso”, déclare l’armée qui donne “un bilan provisoire” de “deux soldats tués et quatre blessés côté ami” et de “trois terroristes tués, quatre interpellés et du matériel logistique saisi (armement, radio, munitions et motos)”.
La deuxième attaque a eu lieu à Kolobougou, localité également frontalière du Burkina Faso, dans le département de Téhini, “où un poste de gendarmerie a été la cible d’individus non identifiés […]. Un gendarme ivoirien a été tué et un autre est blessé’’.
Dans la nuit du 10 au 11 juin 2020, une attaque contre l’armée ivoirienne avait occasionné la mort de 14 soldats ivoiriens.
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