
L'ex-chef de l’Etat, Laurent Gbagbo a pris part à un culte, le dimanche 13 février 2022 à l’Eglise Baptiste œuvres et mission internationale, à Yopougon. Son intervention à cette occasion fait aujourd'hui des vagues.
En effet, une partie de l'opinion reproche à l'ancien Président de la République, entre autres, de s'être comparé au Seigneur Jésus-Christ. Notamment lorsqu'il fait référence à un récit biblique pour exhorter l'église évangélique à pardonner ses bourreaux de la crise post électorale.
« Au nom de ceux qui ont fait ça, je voudrais dire pardon à toute l'Église Évangélique et lui demander de faire comme Jésus, de pardonner, non pas seulement en paroles mais dans les faits », a-t-il indiqué.
Avant de poursuivre: « Quand Jésus était dans le jardin et qu'ils sont venus l'arrêter, Pierre le fougueux a coupé l'oreille d'un des soldats mais Jésus l'a sermonné. Parce que s'il fallait répondre à la brutalité par la brutalité, qui mieux que Jésus avait en son pouvoir la brutalité suprême. Il pouvait demander que les gens soient détruits et ils allaient être détruits. Mais pour nous autres, pour pouvoir nous enseigner, il a dit de laisser faire pour que nous comprenions aujourd'hui le sens qu'il était venu faire sur terre hier. Il a sermonné Pierre et il s'est laissé arrêter. Il s'est laissé juger, il s'est laissé condamner, il s'est laissé crucifier et il s'est laissé enterrer. Mais c'était pour que nous soyons réunis aujourd'hui. C'était pour que nous soyons réunis aujourd'hui, parce que si Jésus n'était pas enterré et ressuscité, le christianisme n'existerait pas. On est chrétien parce qu'on croit que Jésus est ressuscité. La seule définition qui vaille du christianisme c'est ça ».
Selon Laurent Gbagbo, "on est chrétien parce qu'on croit que Jésus, Dieu fait homme, a été jugé, crucifié, mort sur la croix, enterré et ressuscité le troisième jour. Mais Jésus pouvait éviter ça. Ponce Pilate c'est qui ? Un gouverneur, un préfet. Si Jésus lui dit meurs, il meurt. Mais il a laissé faire. Donc je vous demande de pardonner. Je vous demande de pardonner parce que là c'est une autre leçon que Dieu nous a donnée ».
Le Président du Parti des peuples africains (PPA-CI) ne manque pas dans la dynamique de faire un lien avec lui-même.
« Quand on m'a arrêté en avril 2011, c'était au cri de : "Gbagbo, c'est fini". 10 ans après, Gbagbo Parle. Donc Gbagbo, ce n'est pas fini », a-t-il laissé entendre.
Au regard de ce discours, peut-on vraiment conclure que Laurent Gbagbo se compare à Jésus-Christ ?
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