
Premier ex-chef d'État à être jugé à la Cour pénale internationale (CPI), Laurent Gbagbo a servi de trophée de guerre à une accusation qui s'y est pris sans avoir réuni toutes les preuves nécessaires.
Pour une institution qui rêvait de demander des comptes aux plus puissants du monde, l'extradition de l'ancien président ivoirien vers La Haye était un signal que la CPI était prête à relever le défi.
Les fortes attentes à, son égard ont rendu l'échec encore plus amer pour une accusation encore ébranlée par le dénouement de l'affaire Jean-Pierre Bemba, l'ancien vice-président de la RD Congo, dont la condamnation pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité a été, elle aussi, annulée quelques mois plus tôt.
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