
Devant le tribunal de première instance de la CPI, mardi 13 novembre 2018, la défense de Laurent Gbagbo a continué sa présentation relative à la demande d’acquittement de l’ex-président.
Pour contrer la présentation de l’Accusation, Me Naori a relevé que le procureur de la CPI a tenté expressément de cacher des vérités pour tronquer les faits.
« Le procureur ne répond pas sur le fait qu’il ressort clairement de sa preuve que le 3 mars 2011, la marche avait été organisée par les responsables du Golf. Dans sa réponse écrite et orale, le procureur tente de nier l’implication des responsables du Golf », a dit même Me Naori.
Pour la Défense de Gbagbo, le procureur, pour ne pas se discréditer, s’est tu volontairement sur le rôle joué par des personnalités du RDR dont Touré Aya Virginie et l’ex-maire d’Abobo Adama Toungara qui, depuis le Golf, ont organisé la marche et donnaient des instructions à leurs relais sur le terrain.
Mieux, la Défense de Gbagbo a rappelé des déclarations des témoins de l’Accusation qui prouvent que « Abobo était sous la domination des rebelles et que rien ne se passait sans que les rebelles ne soient informés ».
Par exemple, celui du Directeur général de la police, Bredou M’bia, qui avait affirmé que « il n’y avait plus de police à Abobo de novembre 2010 à mars 2011 ».
De même que celui du général Edouard Kassaraté Tiapé qui a aussi affirmé que « Il n’y avait plus de gendarmes à Abobo avant la marche du 03 mars 2011 ».
Le témoignage du général Guiai Bi Poin aussi a été cité. Il a affirmé que « à partir du 26 février 2011, le Cecos n’allait plus à Abobo et que les groupes armés rebelles tenaient les axes principaux d’Abobo ».
Pour la défense de Gbagbo, ce sont les groupes rebelles qui contraôlaient Abobo et qui auraient provoqué les incidents du 3 mars 2011. Et pour cause, Williams Toualy, officier du centre de planification et de coordination des opérations, a dit dans son témoignage que « Abobo et Anyama étaient une zone largement occupée par l’ennemi ». Me Naori a évoqué les dépositions des témoins civils qui ont confirmé les propos des militaires.
Par exemple, le témoignage de P363 qui affirmait que « les commissariats n’existaient plus pendant la crise et que les rebelles s’étaient notamment installés au commissariat du 14e et 21e arrondissement ». Tout comme le témoin P364 qui affirmait que « il n’y avait plus de gendarmes à Abobo et que ce sont les groupes rebelles et les dozos qui logeaient à la gendarmerie pendant la crise ».
2 Commentaires
Anonyme
En Novembre, 2018 (14:04 PM) LIBEREZ Gbagbo et Blé Goudé et ARRETEZ Ouattara Dramane et ses sbires. Les VRAIS CRIMINELS sont a Abidjan, au palais, a la primature, a l'assemblée nationale, parmi les Frci ou Faci (on ne sait plus vraiment), aux ministeres de la défense et de la sécurité, dans les forets classées, dans les mines d'or et a Abobo (fief de la rébellion apres Bouaké)Anonyme
En Novembre, 2018 (14:20 PM) Dramane Ouattara, LIBERE notre pays LIBERE Gbagbo et Blé Goudé et va répondre de tes CRIMES a la CPI. Toi et tes sbires imposés a la Cote d'Ivoire etes les VRAIS CRIMINELS.Participer à la Discussion
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