Le Fonds pour la science, la technologie et à l’innovation (FONSTI) a organisé, jeudi 20 mai 2021 à Abidjan, une conférence sur « les opportunités de l’énergie solaire photovoltaïque en Côte d’Ivoire » au cours de laquelle le secrétaire exécutif, Dr Sangaré Yaya, a annoncé que son institution est disposée à financer tout projet visant « l’utilisation et la promotion des énergies renouvelables ».
« Nous souhaitons que la Côte d’Ivoire accorde une place plus importante dans son mix énergétique aux énergies renouvelables en général et à l’énergie solaire en particulier », a affirmé Dr Sangaré Yaya citant les exemples du Maroc, du Sénégal et du Burkina Faso déjà engagés dans cette dynamique.
« Nous sommes certes heureux que l’énergie d’origine hydraulique représente près de 25% de notre mix énergétique, mais nous souhaitons qu’il y ait davantage d’investissement au niveau de l’énergie solaire dans notre pays. Nous devons réfléchir sur les possibilités d’exploiter de manière optimale toutes les richesses que la nature nous offre », a lancé Dr Sangaré, en appelant à la volonté politique nécessaire à cette fin.
La Côte d’Ivoire produit 2.250 Mégawatts de puissance électrique dont 75% proviennent des centrales fossiles (gaz naturel et pétrole) et 25% d’hydroélectricité, la part des énergies renouvelables étant à un stade embryonnaire.
Pour Pr Aka Boko, directeur de l’Institut de recherche sur les énergies renouvelables (IREN) de l’université Nangui Abrogoua d’Abidjan, la Côte d’Ivoire est en mesure de relever ce défi, à l’instar de son institut qui a mené, avec succès, plusieurs activités qui sont malheureusement peu connues du grand public.
L’IREN a par exemple alimenté en énergie solaire photovoltaïque le foyer polyvalent de Boyakro, dans le département de Béoumi en 2001, électrifié pour une puissance de 250 Watts le campement Cinq, un site de déplacés de guerre dans la banlieue d’Abidjan entre 2004 et 2006, installé un système solaire de pompage d’eau dans ce campement, électrifié la cantine scolaire de Tamassé, aux alentours d’Abidjan, entre autres.
« L’accès à l’électricité doit profiter au plus grand nombre possible des habitants. Dans ce sens, le gouvernement est engagé dans l’électrification rurale et les zones très reculées et hors réseau peuvent utiliser des solutions d’appoint avec l’énergie photovoltaïque », suggère-t-il.
La Côte d’Ivoire connait depuis début mai une période de délestage et de rationnement de la distribution du courant électrique aux foyers, entreprises et administrations, plombant l’activité économique de plusieurs opérateurs.
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