
L'Autorité de régulation des jeux de hasard (ARJH) a frappé un grand coup dans sa lutte contre le jeu illégal. Ce jeudi 28 août 2025, l'institution a procédé à l'incinération de 110 machines à sous illicites, ainsi que de nombreux composants électroniques, sur un site à Akouedo-Attié, dans la commune de Bingerville.
Cette opération spectaculaire, qui s'est déroulée en présence de plusieurs officiels, envoie un message clair aux opérateurs clandestins. L'ARJH, en collaboration avec le Pôle pénal économique et financier (PPEF) et l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels (AGRAC), intensifie sa mission d'assainissement du secteur à l'échelle nationale, après une action similaire à Bouaflé en février.
Une menace pour l'économie et les citoyens
Pour le président du Conseil de régulation, Jules Dally, cette opération est une preuve de la « tolérance zéro contre les jeux clandestins ». Il a rappelé que la création de l'ARJH par le Président Alassane Ouattara vise à réguler un secteur qui représente de nombreux dangers.
Le directeur général de l'ARJH, Kouakou Hyacinthe Okou, a souligné les risques associés aux jeux illégaux : escroqueries, absence de paiement des gains, addiction, et des activités criminelles comme le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Il a réaffirmé l'engagement de l'institution à poursuivre ce combat sans relâche.
Au nom du préfet d'Abidjan, le sous-préfet de Bingerville, Kapié Koné, a félicité l'ARJH pour cette action, la qualifiant de « tournant décisif ».
Une régulation stricte pour un secteur sécurisé
La loi n°2020-480 du 27 mai 2020 exige que toute exploitation de jeux de hasard soit préalablement autorisée par l'ARJH. Les personnes qui ne respectent pas cette loi s'exposent à des sanctions sévères.
Avec cette destruction massive, l'ARJH réaffirme sa volonté de bâtir un secteur du jeu transparent et sécurisé, protégeant ainsi les citoyens des dérives des opérateurs clandestins.
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