
Annoncé à grande pompe par les émissaires des donateurs de
la République, le « N’Ziè » ou si voulez, le « Yako » traditionnel, qui est
d’ordinaire fait, de dons matériels ou financiers, pour soutenir ou réconforter
une famille éplorée, n’est pas arrivé à destination lors des obsèques de
l’artiste Allah Thérèse. Dix-huit (18) millions fictifs ont été servis à la
famille de la défunte.
De quoi s’agit–il concrètement ? Il a été annoncé au micro,
le samedi 29 août et sur la place publique de Gbofia, lors de la cérémonie des
dons avant l’enterrement , que la ministre Raymonde Goudou Coffie aurait fait
un don de 08 millions de FCFA à la famille de la défunte, le ministre de
l’Equipement et de l’entretien routier, Amedé Koffi Kouakou , lui aussi, aurait
apporté une contribution à hauteur de 5 millions de FCFA à la famille et cinq
autres millions, de l’ex vice-président de la République, Daniel Kablan Duncan,
auraient été remis à la famille endeuillée.
Mais tout cela ne sera qu’illusion, quand le porte-parole de
la famille d’Allah Thérèse, M. BaKassa, prendra la parole, publiquement pour
rectifier le tir : « Je remercie madame la ministre Raymonde Goudou Coffie,
pour son don de 8 millions FCFA, également le ministre Amédé Kouakou pour les
cinq (5) millions et l’ex-Vice-président de la République, Duncan, pour les 5
autres millions à l’endroit de notre famille. Mais, je suis au regret de vous
dire que nous ne nous reconnaissons pas dans ces dons qui ont été faits, car
nous n’avons pas reçu un centime, jusqu’à présent », dénonçant ainsi la
mascarade et le flou artistique cachés derrière ces dons faramineux.
Humiliée par cette
déclaration, la délégation officielle n’a pas assisté à l’inhumation. Les
cortèges des trois ministres, Raymonde Goudou Coffie, Amedé Kouakou et Jean
Claude Kouassi ont quitté le village avant l’inhumation. Seule la délégation du
Pdci-Rda, conduite par le ministre Allah Kouadio Rémi, Konan Raymonde et Ange
N’Dakpri, est restée pour accompagner l’artiste dont la famille politique a
toujours été le Pdci-Rda.
Hélas ! Quand la récupération politique foule aux pieds nos
traditions. Adieu Allah Thérèse, tu ne méritais pas cela. Au moment où nous
quittions le village, les grognes étaient encore de mise. Cet environnement
malsain, qui plane toujours sur ledit village, mérite d’être exorcisé.
0 Commentaires
Participer à la Discussion
Commentez cet article