
Le Mouvement des Instituteurs pour la Défense de leurs Droits (MIDD) a clairement indiqué qu'il ne participera pas à cette grève. « Le MIDD n'est pas en grève. Faites confiance à votre syndicat et à Madame la ministre, qui est notre porte-parole auprès du gouvernement. Je suis personnellement engagé à suivre de près la question des primes, » a déclaré Paul Gnobo, secrétaire général du MIDD. Il a également insisté sur le fait que les revendications pouvaient se faire sans recours à des actions de grève.
Du côté du Syndicat National de l’Enseignement Primaire Public de Côte d’Ivoire (SYNEPPCI), le son de cloche est similaire. Ernest Koutou, secrétaire général adjoint, a annoncé que le syndicat ne soutiendrait pas l’arrêt des cours. « Nous avons rencontré nos secrétaires généraux et régionaux la semaine dernière. La décision unanime est que le SYNEPPCI est favorable à l'obtention des primes, mais par la voie de la négociation. Le comité national de dialogue social de la fonction publique est déjà en place pour cela. Nos secrétaires ont donc décidé de ne pas suspendre les cours, » a-t-il affirmé.
Le Collectif des Syndicats de l'Enseignement du 1er Degré (CSE-ID), initialement signataire du préavis de grève, a également fait marche arrière. « Lorsque des acquis sont obtenus par la négociation, il faut laisser le temps à l'administration et à l'État de réfléchir. C'est le message que nous passerons à nos camarades lors de la réunion prévue demain, » a déclaré Jérôme Ourizalé, porte-parole du collectif.
Ces prises de position ont été largement saluées par la ministre Mariatou Koné, qui a réitéré son engagement à valoriser la fonction enseignante et à en faire le pilier du système éducatif ivoirien. Selon les représentants des syndicats MIDD, SYNEPPCI et CSE-ID, leurs membres représentent environ 80 % des enseignants du pays, ce qui laisse entrevoir une issue pacifique à la situation.
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