
Les lois sur la famille datent pour l’essentiel de l’année 1964. Le gouvernement ivoirien a décidé de les changer en profondeur afin de répondre aux exigences de l’égalité homme-femme et d’une protection plus accrue de l’enfant mineur. En ce qui concerne par exemple le projet de loi relatif à la filiation, dorénavant l'enfant adultérin (enfant né hors mariage) a les mêmes droits que l'enfant légitime ou naturel. Contrairement au texte présentement en vigueur dans le pays qui souligne que pour qu'un enfant soit reconnu par le père adultérin, il faut l'accord préalable de la conjointe, le projet de loi sur la filiation établit que désormais, le conjoint n'aura qu'à notifier à l'épouse légitime la filiation de l'enfant. Ce projet de loi divise les Ivoiriens.
N’Dri Brou Daniel, consultant formateur en hôtellerie
« Pour moi, il n'y a aucun inconvénient »
Pour moi tout dépend de l’entente. Si le couple s’entend, il n’y a pas de raison que l'enfant né hors mariage n'intègre pas la famille. Parce dans tous les cas, l’enfant fera tout pour rejoindre son père. Donc, il vaut mieux l’accepter, il n’y a aucun inconvénient.
Mlle Monton Marie-Laure, commerçante
« C'est normale, je suis d'accord »
C’est normal que l’enfant hors mariage ou adultérin vienne vivre en famille. Je suis d’accord avec ce projet de loi. Pour qu’il y ait l’harmonie dans le couple, je vais aimer tous les enfants de mon mari sans distinction. Je dois aimer cet enfant comme s'il est mien.
Mr Kouakou Kouadio Arman, en quête d'emploi
« Je vais m'occuper de cet enfant à distance »
De toutes les façons, le mal est déjà fait. Tu aimes mon enfant ou bien tu m’aimes moi seul. Si l'Etat de Côte d'Ivoire aime les enfants, elle n'a pas le choix. Personnellement, moi je vais négocier avec madame si elle peut accepter mon enfant. Ce ne serait pas non plus mauvais que l’enfant conçu hors mariage reste avec sa génitrice et que l'homme s'en occupe à distance.
Mr Yapo Sébastien, fonctionnaire...
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