
Des enfants abandonnés trouvés sans parents et exposés au risque d’apatridie ont vu leur problème d’identité résolu. Ils ont obtenu des certificats de nationalité ivoirienne qui leur permettent de jouir de leurs droits.
La volonté de l’Etat ivoirien d’accorder la nationalité à des enfants trouvés sans parents et accueillis dans des orphelinats et autres centres d’accueil se traduit dans les faits. La preuve en a été donnée lors d’un atelier sur l’apatridie, vendredi 19 juillet à l’ENSEA d’Abidjan Cocody, qui a réunit les acteurs nationaux et internationaux de la lutte contre l’apatridie.
En effet, un responsable d’un centre d’accueil qui participait à l’atelier a témoigné de cette réalité en brandissant le certificat de nationalité ivoirienne obtenu par l’un de leurs pensionnaires. Sur ce certificat, contrairement au certificat de nationalité ivoirienne habituel, on remarque le vide concernant l’identité des deux parents de l’enfant.
Le responsable très heureux de cette délivrance a remercié le gouvernement, l’association des femmes juristes et tous ceux qui rendent possible la régularisation de la situation des enfants exposés au risque d’apatridie. Pluseiurs autres ont aussi leur certificat de nationalité. Les participants de l’atelier ont exprimé le vœu que le ministère de la Justice adresse une circulaire aux juges pour leur permettre d’exécuter pleinement la volonté du gouvernement, car ont-il dit « les juges sont prêts à le faire, mais il sont réticents »
Au-delà de sa joie, le responsable du centre d’accueil, lui-même enfant trouvé qui a grandi dans le centre où il exercre, a posé un problème le concernant et qui a montré que l’obtention du certificat de nationalité ne résout pas entièrement les problèmes de ces personnes.
En effet, il a fait savoir que, bien qu’il dispose de la Carte d’Identité Nationale, la jaune puis la verte, il lui est impossible de transmettre sa nationalité ivoirienne à ses enfants parce que sur ses documents d’identité, il n’est pas fait mention de ses parents.
« C’est avec les pièces de ma femme que mes enfants font leurs documents d’identité alors que j’ai une carte d’identité ivoirienne », a-t-il dit, invitant les représentants de l’Etat à se pencher sur la question.
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