
Ils sont nombreux, ces observateurs africains qui dénoncent le recours des fédérations nationales de football aux entraîneurs expatriés qu’elles paient à prix d’or. L’argumentaire de ces derniers se fonde sur le fait que les techniciens nationaux sont capables de faire autant voire mieux que leurs homologues occidentaux.
Mais pour cette CAN 2017, les expatriés ont fait mieux que les nationaux du point de vue des résultats et des statistiques. La preuve, sur les 4 sélectionneurs nationaux présents, aucun n’a réussi à qualifier son pays pour les demi-finales. Il s’agit du Bissau-guinéen Baciro Candé et le Zimbabwéen Callisto Pasuwa éliminés dès la phase de poule d’une part, et d’autre part, le Sénégalais Aliou Cissé et le Congolais Florent Ibenge qui se sont arrêtés au stade des quarts de finale.
En revanche, de 2006 à 2013, les techniciens africains se sont montrés à la hauteur de la tâche. Notamment avec Hassan Shehata qui a réalisé un triplé historique avec les Pharaons d’Egypte (2006, 2008 et 2010) et Stephen Keshi qui a triomphé avec les Supers Eagles du Nigeria en 2013. Sans oublier François Zahui qui a terminé vice-champion avec les Eléphants de Côte d’Ivoire en 2012.
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