
Voici ce qu'on pouvait lire sur la grande banderole accrochée par l'association humanitaire Amnesty International sur les locaux du siège de la Fédération française de football, Boulevard Grenelle, dans le XVe arrondissement de Paris, ce mercredi.
L'ONG a mené cette action pour dénoncer l'inaction de la FFF et l'absence d'enquête sur la mort d'ouvriers sur les chantiers des stades au Qatar, à moins d'un an du début de la prochaine Coupe du monde, du 21 novembre au 18 décembre 2022. Amnesty a par ailleurs surenchéri dans un tweet : « Il est important de ramener la coupe à la raison », faisant référence à la célèbre chanson de 2018 de Vegedream, « Ramenez la Coupe à la maison », en mentionnant le compte de la FFF.
Lola Schulmann, chargée de plaidoyer à Amnesty France « Cette action intervient après un long silence de la FFF. On a décidé de passer à une étape supérieure en l'interpellant directement chez elle, devant son siège, en espérant qu'elle nous répondra grâce à un message plutôt clair » « La FFF est membre de la FIFA, poursuit une membre de l'association dans une vidéo. À ce titre, c'est essentiel qu'elle puisse porter la question des droits humains au sein de la FIFA. La FFF est également responsable puisqu'elle se rendra directement au Qatar. On veut s'assurer, que lorsqu'elle s'y rendra, lorsqu'elle utilisera des infrastructures, lorsqu'elle fera appel à des services au Qatar, qu'elle garantisse la situation des droits dans l'utilisation de l'ensemble de ses services. » « Cette action intervient après un long silence de la FFF, a réagi Lola Schulmann, chargée de plaidoyer à Amnesty France. Cela fait plusieurs mois qu'on essaie d'instaurer un dialogue avec elle, avec demandes de rendez-vous. Là, on a décidé de passer à une étape supérieure en l'interpellant directement chez elle, devant son siège, en espérant qu'elle nous répondra grâce à un message plutôt clair. »
Sollicitée, la FFF n'a, pour l'heure, pas souhaité faire de commentaires. Une réunion de la FIFA pour évoquer les droits de l'homme au Qatar Par ailleurs, la FIFA a tenu ce mardi une réunion avec des institutions politiques et des organisations de défense des droits de l'homme pour y évoquer les droits de l'homme au Qatar.
Le président de la Fédération internationale, Gianni Infantino, le responsable de l'organisation du tournoi, Hassan al-Thawadi, ainsi que plusieurs membres du Parlement européen y ont participé. Via un communiqué, la FIFA a expliqué que les discussions avaient permis d'évoquer plusieurs sujets jugés préoccupants, comme le droit des travailleurs ou la discrimination des minorités.
« Dès le premier jour, nous nous sommes engagés à faire en sorte qu'un héritage soit laissé avant le tournoi (sic) et que cet héritage perdure au-delà du tournoi, en particulier sur la réforme du travail, mais aussi sur d'autres sujets », a déclaré Al-Thawadi en réponse aux interrogations.
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