
Les rugbymans devront se conformer aux us et coutumes du
Japon, pays organisateur de la future Coupe du monde de rugby (20 septembre - 2
novembre 2019). Tous les touristes qui se rendent au pays du Soleil Levant ont
appris à découvrir ces habitudes, parfois très éloignées des standards
européens. Les sélections qui vont se disputer le titre suprême ne feront pas
exception.
Parmi les habitudes nippones à respecter figure celle de
changer de chaussures entre l'extérieur et l'intérieur, de les laisser sur les
pas de la porte au moment d'entrer au restaurant ou dans une chambre, le sol
est alors pour la plupart du temps équipé en paille de riz.
Les tatouages assimilés à la mafia japonaise
Une coutume plus gênante pour les golgoths du rugby mondial
consistera à masquer en public tous les tatouages qui sont parfois nombreux sur
leurs biceps et quadriceps. On pense notamment aux joueurs d'origine maorie
chez qui la tradition du tatouage est profondément ancrée. Pourquoi une telle
méfiance au Japon? Les personnes tatouées sont assimilées aux yakuzas, les
membres de la mafia japonaise.
Bien consciente du choc culturel en approche, la fédération
internationale de rugby, organisatrice de la prochaine Coupe du monde, a pris
les devants et distillé quelques conseils. Charge aux sélections de distiller
les informations auprès des membres de leur délégation.
« Nous allons sensibiliser les Japonais sur le fait que les gens qui
portent des tatouages dans le contexte du rugby international ne font pas
partie des yakuzas, a indiqué Alan Gilpin, directeur de la Coupe du monde. […]
Si les gens (tatoués) vont à la piscine publique, il faudra qu'ils se couvrent.
[…] Nous ne forcerons aucune équipe à le faire mais ils le feront car ils
veulent respecter la culture. Que ce soit l'Écosse, l'Irlande, le pays de
Galles ou l'Italie, qui sont tous venus récemment [au Japon], ils comprennent
cela. »
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