
Les journalistes de la conférence des journalistes sportifs
des radios privées de côte d'Ivoire (CJSRPCI), avec à leur tête Arnaud Gasa, se
sont retrouvés à Aboisso dans la région du Sud-Comoé pour un atelier de
formation. Lors de cet atelier qui a eu pour cadre la salle de conférence de la
Radio Crystal FM, le samedi 24 juillet dernier, autour du thème « Techniques
de commentaire d’un match de football », le formateur a invité ses
auditeurs à être entièrement des journalistes de sports.
« Le journaliste
de sport n'est pas le journaliste de football. C'est mon opinion et elle est
discutable. Dès lors, il faut avoir une culture élargie sur les règles de tous
les sports. Il faut que nous apprennions parce qu'on nous sommes une référence.
Le journaliste de sport doit être à même de faire la couverture de toute sorte
d'évènements. Le rendu dans la spontanéité. Nous avons ce plus là. Ce qui fait
que le meilleur journaliste de guerre est un bon journaliste de sports »,
a-t-il indiqué.
Poursuivant, Mohamed Fofana Dara a également fait savoir que
« c'est par notre rendu que nous
faisons vivre le sport, l'événement à travers nos commentaires. Au-delà des
gestes, il faut lire ce qui se passe dans la tête du joueur, l'interpréter et
le transmettre à nos auditeurs. On est à la fois joueur et arbitre tout en
restant journaliste et avoir un lexique adapté. Il faut faire en sorte pour
être compris aussi bien par le paysan que le Président de la République en
passant par le professeur d’Université ».
Par ailleurs, le journaliste de BBC a conseillé à ses cadets
la conscience professionnelle.
« En plus des
obligations envers nos auditeurs et le média qui nous emploie, il nous faut
cultiver la conscience professionnelle. Il faut savoir chercher l'information.
Il y a plein de pièges dans les informations qui nous parviennent. Pour avoir
la bonne information il y a la mise en confiance de celui qui donne
l'information. Mais la confiance n'exclut pas le contrôle. Il faut prendre le
temps de vérifier au moins deux fois ce qu’on reçoit comme information. Dans
cet exercice il faut supporter les pressions », a-t-il recommandé.
Après l’atelier de formation, les journalistes ont livré un
match de gala avec les agents de la police municipale. Ce, en présence du
parrain de l’événement, le député d’Aboisso Cissé Aboubacari.
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