
La ministre d’État en charge de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Anne Désirée Ouloto, a affirmé que le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour garantir le bon fonctionnement des établissements scolaires malgré la grève annoncée dans le secteur de l’éducation.
Une grève annoncée, des mesures préventives prises
Face à l’appel à la grève lancé par l’inter-syndicale des enseignants, prévue du jeudi 3 au vendredi 4 avril 2025, Anne Ouloto a souligné que le gouvernement agit dans l’intérêt des élèves, des générations futures et du maintien de la paix sociale.
Elle a rappelé avoir rencontré les syndicats le 28 mars dernier et s’est dite surprise par leur décision de suspendre le dialogue en cours. Selon elle, cette rupture intervient malgré les dispositifs mis en place pour traiter leurs revendications, notamment les Comités sectoriels de dialogue social (CSDS), le Comité consultatif de la fonction publique (CCFP) et le groupe d’experts associé à ce dernier. Ces structures ont été créées pour examiner les doléances ayant un impact financier.
Un appel au dialogue et un rappel à la loi
Anne Ouloto a réaffirmé la volonté du gouvernement de trouver des solutions responsables et durables aux préoccupations des fonctionnaires à travers la concertation.
Elle s’interroge sur les raisons de ce mouvement de grève, estimant qu’il ne respecte pas l’accord de trêve sociale signé le 8 août 2022 et qu’il va à l’encontre de la loi n°092-571 du 11 septembre 1992, qui encadre les grèves dans les services publics.
La ministre a précisé que toute grève menée sans respecter les procédures légales est illégale et expose ses initiateurs et participants à des sanctions disciplinaires, voire à des poursuites judiciaires.
Un appel à la responsabilité des enseignants
Enfin, Anne Ouloto a tenu à rassurer les fonctionnaires sur l’engagement du gouvernement à continuer d’améliorer leurs conditions de vie et de travail. Elle invite les grévistes à reprendre le dialogue et salue les syndicats qui refusent de s’associer à un mouvement qu’elle juge perturbateur.
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