
Au Bénin, un deuxième commissariat attaqué dans le nord du pays en deux mois. Un groupe armé a visé ce dimanche à l’aube le commissariat de Dassari, non loin de la frontière du Burkina Faso et à plus de 600 kilomètres au nord de Cotonou.
Le bilan provisoire fait état de deux policiers tués, deux terroristes neutralisés et un policier blessé. Le commissariat de Dassari, dans le nord du Bénin, a été attaqué peu avant 2 h ce dimanche matin par un groupe armé, dont les hommes sont tous arrivés à moto. Ils sont restés un bon moment sur les lieux et des sources locales disent avoir entendu des tirs nourris pendant de très longues minutes. Et des images circulant sur les réseaux sociaux montrent des impacts de balles sur la façade du commissariat.
L’armée a été alertée pour appuyer les policiers dans leur riposte. Elle a dépêché sur les lieux de l’attaque son unité de réserve positionnée à Porga, à une vingtaine de kilomètres du commissariat visé. À son arrivée, la force d’intervention a trouvé les assaillants à l’intérieur du commissariat. Dans la cour, des motos mis en fourrière ont été incendiées par les éléments du groupe armé. Deux gardés à vue en cellule ont été sauvés par les militaires.
« L’ennemi a été mis en déroute », rassurait une source sécuritaire en milieu de matinée. La force d’intervention procédait ce dimanche à des ratissages, ne voulant pas prendre de risque dans la nuit noire. L’attaque n’a pas été revendiquée pour l’instant et les autorités béninoises ne se sont pas encore exprimées.
Aucune réaction politique
Dimanche soir quelques témoignages d'habitants exprimaient encore leurs inquiétudes. Commentaires, indignation et interrogations ont alimenté les conversations… L’armée venue en renfort aux policiers est encore là, elle présente pour rassurer. Elle a fait du ratissage et aperçu des traces de sang dans la brousse. Elle n’a pas découvert de nouveaux cadavres de l’ennemi. Une source sécuritaire indique qu’elle a récupéré aussi un fusil AKM, une moto et poste de transmission.
La neutralisation des deux terroristes a été applaudie sur les réseaux sociaux. La classe politique en revanche a été muette. Le gouvernement et l’état-major n’ont pas publié de communiqué, l’opposition n’a pas fait de déclaration. On apprend que le nouveau chef d'état-major de l’armée qui a pris le commandement en avril dernier devrait entreprendre une tournée des garnisons. Avec ses hommes, il évoquera un seul défi, la lutte contre le terrorisme qui avait pendant longtemps épargné son pays et ses troupes.
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