
Le général Gilbert Diendere est toujours à la barre au tribunal militaire de Ouagadougou.
Ce mercredi le parquet militaire a sorti une pièce retrouvée dans son ordinateur par les enquêteurs.
Selon l'accusation, c'est ce document conçu le 14 septembre qui à servi à proclamation du Conseil national pour la démocratie.
Selon les procès verbaux d'instructions, il a reconnu avoir rédigé le document et c'est la preuve qu'il est l'auteur du coup d'État.
Le général a été contrarié par ces révélations.
Diendéré accuse les chefs militaires
Face au tribunal le général Diendere multiplie des charges contre les chefs militaires qu'il accuse d'avoir jouer un double jeu.
La hiérarchie aurait accepté maintenir l'ordre à sa demande et c'est elle qui a demandé le matériel de maintien d'ordre sollicité au Togo et en côte d'Ivoire.
Les chefs lui rendait des honneurs et personne ne lui a publiquement signifié qu'il s'opposait au coup d'Etat, soutien Maître Matthieu Some son avocat.
Il ne comprend donc pas pourquoi les chefs militaires ne sont dans le boxe des accusés.
Il les accuse d'avoir fait perdre une centaine d'armes, des munitions qui serait entre les mains des terroristes.
Mais maître Seraphin Some de la partie civile l'accuse de fuir le débat.
Le général Gilbert Diendéré explique que si la hiérarchie s'était opposé, il aurait renoncé au putsch car il n'a pas d'homme sous sa responsabilité.
Le chef d'État major général des armées au moment des faits est témoins dans le procès.
Sa réponse est attendue dans les jours à venir.
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