
Le scrutin est considéré par certains analystes comme un test pour le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz, à moins d'un an de la présidentielle de 2019.
Après avoir voté dans son bureau habituel à Nouakchott, le président Aziz s'est félicité du "caractère apaisé et tout à fait démocratique" de la campagne en vue de du scrutin, selon l'Agence France-Presse.
Les premiers résultats sont attendus en début de semaine prochaine. Contrairement aux élections législatives de 2013, l'opposition a cette fois décidé de participer au scrutin.
Quatre-vingt dix-huit partis politiques prennent part au premier tour des législatives. En cas de second tour, celui-ci se tiendra le 15 septembre.
Les élections ont lieu dans un contexte où opposants et ONG dénoncent régulièrement des atteintes aux droits de l'homme.
L'opposant Mohamed Ould Ghadda, un ancien sénateur, inculpé pour "corruption", a fait l'objet vendredi d'une mesure de remise en liberté après plus d'un an de détention provisoire.
La Mauritanie est dirigée par un ancien général, Mohamed Ould Abdel Aziz, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2008, avant d'être élu en 2009 et réélu en 2014.
Bien qu'il se soit engagé à maintes reprises à ne pas tenter de modifier la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, le chef de l'Etat n'est pas parvenu à apaiser les soupçons de l'opposition.
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