
Les militaires doivent « retourner dans leurs casernes. » L’expression avait déjà été utilisée après le premier coup d’État de la junte conduite par le colonel Assimi Goïta, en août dernier. Elle tranche avec le ton employé au Tchad où ce sont 15 généraux qui ont pris les commandes de l’État après la mort d’Idriss Déby, sans que le pays soit suspendu par l’Union africaine.
Au Mali, l’organisation continentale exige un retour à une transition démocratique « sans entrave, transparente et rapide » et menace d’«imposer des sanctions ciblées et d’autres mesures punitives. » Le ton est ferme, mais cette suspension automatique en cas de coup d’État ne pénalise pas vraiment les nouveaux dirigeants du Mali. Tout comme la Cédéao deux jours avant elle, l’Union africaine affiche son mécontentement, mais repousse l’éventualité de sanctions plus concrètes. Surtout, elle accepte que le colonel Assimi Goïta conserve son nouveau fauteuil de président et qu’il remette lui-même le pays sur les rails de la transition.
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