
Le Parlement britannique vote à l'unanimité en faveur d'une pétition demandant au gouvernement britannique d'imposer des sanctions aux fonctionnaires nigérian.
Ces derniers sont accusés d'être impliqués dans le prétendu usage excessif de la force contre des manifestants pacifiques lors des manifestations contre la brutalité policière du mois dernier.
La pétition présentée au Parlement britannique a été signée par plus de 220 000 personnes.
Les autorités nigérianes continuent à nier que les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants pacifiques.
Les députés britanniques estiment que les sanctions contre le Nigeria pourraient nuire à la population.
Ils demandent donc une enquête indépendante sur les abus et exhortent le gouvernement britannique à cibler les fonctionnaires nigérians qui sont impliqués dans la mort par balle de manifestants pacifiques lors des manifestations du mois dernier contre les brutalités policières.
Les députés mentionnent à plusieurs reprises l'usage présumé de la force par l'armée sur les manifestants au péage de Lekki à Lagos.
Ils condamnent également le gel des comptes bancaires des organisateurs de la manifestation et soulignent que le droit de manifester pacifiquement est un élément clé de la démocratie.
Certains députés remettent en question le rôle du Royaume-Uni dans la formation des forces de sécurité nigérianes et dans les ventes d'armes au pays.
Un député, s'exprimant au nom du ministre britannique pour l'Afrique, saluent la décision du Nigeria d'enquêter sur les violations présumées des droits et le démantèlement de l'unité de police anti-vol (SARS).
Mais sans s'engager dans l'idée d'imposer des sanctions, le député dit que la Grande-Bretagne continuera à faire pression sur le gouvernement nigérian pour qu'il respecte les droits de l'homme.
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