
Le chanteur et député Bobi Wine, opposant au président Museveni, a quitté l'Ouganda pour les États-Unis vendredi soir après avoir été inculpé de trahison.
Le chanteur et député ougandais Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine, a quitté l'Ouganda pour les États-Unis vendredi soir, a annoncé samedi 1er septembre l'un de ses avocats.
"Il est parti la nuit dernière vers 23 h à bord d'un vol KLM à destination de (l'aéroport d'Amsterdam) Schipol pour se rendre aux États-Unis", a déclaré à l'AFP Nicholas Opiyo, qui a précisé que le député d'opposition voyageait en compagnie de son épouse Barbie et de son frère. Une photo indiquant qu'il était arrivé aux États-Unis a, par ailleurs, été postée sur son compte Twitter.
Robert Kyagulanyi a été inculpé de trahison, au même titre que 32 co-accusés, à la suite d'un incident à Arua (nord) le 14 août, au cours duquel des pierres ont été jetées sur le convoi du président ougandais Yoweri Museveni, venu soutenir le candidat de son camp à une élection partielle.
Un détracteur virulent du président Museveni, au pouvoir depuis 1986
Libéré sous caution lundi, Robert Kyagulanyi avait été de nouveau interpellé jeudi soir à l'aéroport international d'Entebbe, alors qu'il tentait de se rendre aux États-Unis pour y recevoir des soins après avoir été, selon ses avocats, battu et torturé en détention provisoire.
Il avait été placé en détention dans un hôpital du gouvernement à Kampala, l'hôpital Kirrudu, mais la police a finalement libéré le député-chanteur qui a pu cette fois quitter le pays.
Lors de ses récentes comparutions, Robert Kyagulanyi a semblé affaibli, utilisant parfois des béquilles pour se déplacer. Sa famille et ses avocats affirment qu'il a été battu et torturé en détention provisoire, des accusations rejetées par les autorités.
Robert Kyagulanyi, 36 ans, s'est imposé depuis son élection à l'Assemblée nationale en 2017 comme un porte-parole de la jeunesse ougandaise et un détracteur virulent du président Museveni, au pouvoir depuis 1986.
Vendredi, le chef de la Cour suprême ougandaise Bart Katureebe avait publiquement appelé les forces de sécurité à traiter les suspects "comme des êtres humains, pas comme des animaux", rappelant que la Constitution ougandaise proscrit le recours à la torture.
Avec AFP
0 Commentaires
Participer à la Discussion
Commentez cet article