
Anvers, la seconde ville de Belgique, est devenue la plaque tournante du trafic de cocaïne en Europe. L’alerte a été donnée par le maire d’Anvers, un an après celle qu’avait lancée la police fédérale. En dehors de saisies record portant sur d’énormes cargaisons, les données des Nations unies et de l’Observatoire européen des drogues et de la toxicomanie (OEDT) concordent.
Un seuil a été franchi. Les propos alarmants tenus par Bart De Wever, le maire d’Anvers, début septembre, après une énième saisie de plus d’une tonne de cocaïne, ne laissent aucun doute : « On n’est pas loin du point où les hommes politiques peuvent se faire acheter, tant les sommes tirées du trafic de cocaïne sont colossales. La société est menacée. »
En septembre 2017, déjà, la police fédérale avait tiré l’alarme sur l’existence à Anvers d’une économie parallèle menée par les cartels colombiens et les trafiquants néerlandais, avec un niveau de corruption sans précédent.
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