
Israël a bouclé partiellement les Territoires palestiniens jusqu'à dimanche soir, après l'attentat de Tel Aviv qui a fait 4 morts et en raison des célébrations de la fête juive de Shuavot qui se tient cette fin de semaine. Résultat : la plupart des Palestiniens ne peuvent pas aller prier à la mosquée al-Aqsa à Jérusalem, en ce premier vendredi de ramadan. Reportage à Bethléem, en Cisjordanie occupée
Des centaines de Palestiniens sont massés derrière des barrières de sécurité. Ils tentent de passer le mur qui sépare Bethléem de Jérusalem. Au point de passage, des soldats israéliens protégés par des blocs de béton, contrôlent : les hommes de plus de 45 ans et les femmes peuvent passer, pas les autres.
Ahmad Qawasmeh, 24 ans a été refoulé. « J'ai voulu passer pour aller prier à Al Aqsa mais c'est interdit, explique-t-il à RFI. Quand vous avez plus de 45 ans, vous rentrez. Moi, je ne rentre pas et pourtant j'ai un permis de travail pour Israël. Mais j'ai 24 ans »
Aller à Jérusalem pour prier à la mosquée Al Aqsa, en ce premier vendredi de ramadan, c'est un moment qu'Abu Youssef, un commerçant de 40 ans, attendait depuis longtemps. En vain.
« Vendredi c'est un jour sacré pour aller prier à la mosquée sacrée, le mois sacré du ramadan. Je suis en colère. C'est en faisant cela que les Israéliens créent le terrorisme », lance le commerçant.
Malgré la colère, les habitants de Bethléem ont fait la queue dans le calme au point de passage. Tandis que des jeunes appelaient à manifester après la grande prière.
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