
Une vidéo publiée mercredi et devenue virale montre une fillette nommée Lily-Rose implorer les infirmières d’un hôpital de ne pas la rendre à son père qu’elle accuse d’attouchements sexuels.
Les mots sont crus et les pleurs insoutenables. Une vidéo de quarante-cinq secondes fait le tour des réseaux sociaux depuis mercredi. On y voit, et surtout on y entend, une fillette de 9 ans crier sur son lit d’hôpital et supplier le personnel de ne pas la rendre à son père qu’elle accuse d’abus sexuels. « Je ne veux pas le voir », répète entre deux sanglots celle qui s’appelle Lily-Rose. « Je ne veux pas qu’il pose son sexe sur mon sexe ».
Face à ces accusations, la police judiciaire a ouvert une enquête après des signalements sur la plate-forme nationale Pharos. Cette scène se déroule en Martinique mais dans un établissement encore inconnu.
Les zones d’ombre sont encore très nombreuses dans ce dossier sensible. L’homme barbu que l’on voit debout à côté du brancard et qui tente de parler à Lily-Rose est-il son père ? Ou ne s’agit-il que d’un simple infirmier ? Impossible de le savoir, tout comme il est impossible de se prononcer sur la véracité des propos tenus par cet enfant.
Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, la police invite les internautes à ne pas partager les images évoquées ci-dessus.
La plainte pour attouchements de la mère classée sans suite
Contacté par RCI, la radio des Antilles, le procureur de la République à Fort-de-France Renaud Gaudeul a donné quelques éléments de contexte. « Il y a eu effectivement une plainte déposée il y a plusieurs années pour des faits d’attouchements. Simplement ces faits ont été classés sans suite - classement sans suite qui n’a pas été contesté par qui que ce soit ». Il ajoute que la mère de famille n’aurait pas respecté le droit de visite et d’hébergement octroyé au père en juillet 2015 et aurait été condamnée pour cela.
Le journal Marie-Claire a également pu joindre une témoin de la scène à l’hôpital. C’est elle qui serait à la caméra. « On lui a enlevé la perfusion aujourd’hui et son père a débarqué aussitôt à l’hôpital pour prendre l’avion ce soir ». Malgré la protestation des aide-soignants, « Lily est partie avec son père, encadrée de policiers […] Sa mère était en larmes, tenant à la main deux sacs de peluches à sa fille, impuissante ».
Le ministère de la Santé s’est manifesté ce jeudi sur les réseaux sociaux et fait part de sa « vigilance ». « Face aux images, chacun veut comprendre les circonstances de ces cris glaçants. Une enquête est en cours, nous sommes mobilisés », a affirmé Agnès Buzyn. Ce jeudi après-midi, il était impossible de dire où se trouvait Lily-Rose.
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