
Les chauffeurs des transports en commun à Yopougon ont entamé lundi 22 novembre 2021, un arrêt de travail de 72 heures pour protester contre les contraventions (papillons) délivrés par les agents de la police municipale de leur circonscription, a constaté l’Agence ivoirienne de presse.
Les chauffeurs de minicars communément appelés “gbakas”, de taxis communaux (wôrô-wôrô) et de tricycles ont décidé pour la plupart de garer leurs engins quand d’autres, à bord de leurs voitures, sillonnent les rues en scandant « nous souffrons, nous souffrons on veut plus de papillons de la mairie ».
« Les chauffeurs de transport en commun à Yopougon souffrent. Car en plus de la carte de stationnement qui vaut plus de 90.000 FCFA, les papillons de 22.500 francs qui reviennent aux chauffeurs, c’est encore les papillons de la mairie qui coûtent de 5.000 à 50.000 FCFA sur le dos des chauffeurs. Nous disons ‘non’ à cet acharnement contre tous les chauffeurs des transports en commun de Yopougon », a fulminé Lassiné Koné, interrogé par l’AIP.
Ce mouvement d’humeur a contraint plusieurs personnes dont des femmes, hommes et enfants de la commune à effectuer à pieds, parfois sur de longues distances, leurs courses du jour.
« Nous souhaitons que la mairie de Yopougon supprime le papillon banalisé, parce que cet argent n’est pas reversé au Trésor public. C’est une marmaille des autorités municipales pour s’enrichir sur le dos des pauvres chauffeurs que nous sommes », a fait savoir le responsable des chauffeurs de gbaka de N’Dotré, Ismaël Koné, assis au carrefour zone industriel, veillant au grain.
Il a relevé que ces négociations avec les autorités municipales ont eu lieu samedi 20 novembre 2021. « A cette occasion, les autorités municipales ont refusé catégoriquement de supprimer ces contraventions tout en proposant la réduction du coût du papillon délivré par les agents de police municipale », a ajouté M. Koné.
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