
La première édition du Sommet de l’élevage d’Abidjan (SEA), tenue du 8 au 10 décembre 2022, au palais de la culture de Treichville, autour du thème : « Enjeux et défis de la sécurité alimentaire en protéines animales et halieutiques », a connu un franc succès.
C’est l’avis du directeur de cabinet Assoumany Gouromenan, qui a représenté le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, samedi, à la clôture du sommet qui a permis aux professionnels du secteur des ressources animales et halieutiques de se retrouver pour un partage d’expérience et porter la réflexion sur le développement de leur secteur.
Organisé par Next Sustainables Initiatives (NSI), en partenariat avec le ministère des Ressources animales et halieutiques, le sommet, c’était trois jours de travaux marqués non seulement par des panels de haut niveau, des conférences inspirantes et l’échange de bonnes pratiques mais aussi un pôle d’exposition de près de 700 animaux de 54 espèces différentes avec la participation de 300 exposants.
Différents prix ont été attribués aux participants dans les filières animales et halieutiques dans toute leur diversité.
A l’issue du sommet qui a servi de cadre d’échanges d’expériences et de mise en relation des différents acteurs, 18 recommandations ont été formulées, lues par le professeur Chia Yapi.
Celles-ci portent, entre autres, sur la nécessité d’instituer un dialogue secteur privé/secteur public ; de renforcer le cadre législatif et réglementaire pour sécuriser les investissements et accroître les performances des entreprises ; de faire des Ressources animales et halieutiques un secteur clé et stratégique pour le développement de la Côte d’Ivoire.
Le sommet recommande également l’assouplissement de la réglementation des marchés bancaire et financier pour favoriser le financement des entreprises ; l’amélioration de l’accès aux financements longs pour favoriser le développement des projets industriels et l’amélioration du schéma fiscal pour favoriser le développement et la compétitivité des entreprises.
On note en plus la réduction de la dépendance technique par la fabrication au plan local d’équipements industriels ; la nécessité pour les Etats de faire du programme de construction des champions nationaux une priorité ; la sécurisation à minima des ressources de base nécessaires à l’éclosion d’une industrie locale favorisant la sécurité alimentaire ; la création de couloirs de transhumance pour éviter les conflits éleveurs-agriculteurs ; l’utilisation exclusive pour le traitement des animaux les médicaments autorisés par les services de l’Etat ; la modernisation des abattoirs.
Les participants demandent en outre la création d’un fonds de soutien au secteur des ressources animales et halieutiques et conseillent aux grandes surfaces, aux restaurants et aux cantines de s’approvisionner exclusivement auprès des prestataires agrées.
Le directeur de cabinet a indiqué que le sommet qui visait à accroitre les investissements et à améliorer les métiers du secteur a permis aux acteurs d’actualiser leurs connaissances sur le secteur et de mieux appréhender les réalités qu’ils vivent.
Des recommandations du sommet, il fait deux constats : d’un, la nécessité pour l’Etat de renforcer son rôle de promoteur et d’organisateur proactif des filières de l’élevage, de l’aquaculture, de la pêche, etc. ; et de deux, l’obligation pour tous les acteurs des chaines de valeur des filières viande, poisson, santé animale, etc. de pouvoir saisir les nombreuses opportunités existantes.
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