
Ce témoin a révélé que c’est dans une école que les jeunes et les femmes du quartier ont été armés en présence de l’ex-première dame. «C’est madame Gbagbo qui a envoyé les armes dans l’école où les armes ont été distribuées aux jeunes et aux femmes, » a insisté Koné. Selon lui, un jeune du quartier qui a reçu des armes est venir lui en proposer une de marque calibre 12 pour sa protection. Ce qu'il a refusé.
«Doyen, il faut te protéger, ce qui arrive est grave. Ils vont venir tuer tous ceux qui portent les boubous et les militants du RHDP, » aurait déclaré ce jeune du quartier qui est venu lui donner l’arme. En prenant la parole, la Défense lui a demandé l’heure à laquelle, madame Gbagbo s’est rendue à Abobo pour distribuer des armes. «C’était avant le deuxième tour de l’élection présidentielle, aux environs de 20 heures 30 minutes, » a-t-il précisé non sans souligner que le quartier n’avait pas d’éclairage public.
Au cours de son audition Koné Amara avait soutenu que l’arme qui lui était destinée n’était pas chargée. La Défense est revenue à la charge pour avoir plus de précisions puisqu’il avait mentionné qu’il n’a pas vu l’arme et qu’elle était dissimilée dans un sac de riz. Maître Dadjé Rodrigue a conclu que le témoin va d’improvisations en improvisations et qu’il ne disait pas la vérité. Le premier témoin à comparaitre ce jour était Soro Abdoulaye qui a malheureusement jeté l’éponge parce qu’il a un problème cardiaque.
«Quand je parle, le cœur me fait mal. Je ne suis pas en état de témoigner, » s’est-il justifié. La Cour tout comme le Parquet général et la Défense ont compris que c’était fini pour le témoin sauf la partie civile qui a souhaité que son audition soit ajournée en attendant qu’il se remette.
Cette proposition a été rejetée par le Juge Boiqui Kouadjo.
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