
Le tribunal de première instance du Plateau a reporté au 11 avril sa décision dans l'affaire opposant Valérie Yapo à Tidjane Thiam, président du PDCI. L'annonce a été faite ce mercredi 2 avril, après une audience marquée par de vives tensions.
Un report stratégique ?
L'avocat du PDCI, Me Blessy Jean-Chrysostome, a appelé les militants à rester mobilisés. "J'entendais votre soutien dehors, c'est essentiel dans cette affaire", a-t-il déclaré à la sortie du tribunal. Selon lui, ce procès dépasse le simple cadre judiciaire et revêt une dimension hautement politique.
Une contestation persistante
Le litige repose sur l'élection de Tidjane Thiam à la tête du PDCI, contestée par Valérie Yapo. Cette dernière, ancienne membre du Bureau politique, estime que son accession à la présidence du parti ne respecte pas les statuts, notamment sur la question de la nationalité ivoirienne. Elle demande la suspension de son mandat et la nomination d'un administrateur provisoire.
Une situation tendue à l'approche de la présidentielle
Ce report intervient à un moment critique pour le PDCI, qui prépare son Bureau politique du 5 avril à Yamoussoukro. Me Blessy a averti la direction du parti des conséquences potentielles de ce procès sur l'agenda politique.
Avec l'élection présidentielle prévue en octobre 2025, ce procès pourrait devenir un test politique pour Tidjane Thiam et son parti. L'avocat du PDCI a d'ailleurs lancé un appel à la mobilisation : "Préparons-nous à la campagne, vérifions nos noms sur les listes électorales !"
D'ici au 11 avril, les partisans de Tidjane Thiam restent mobilisés, persuadés que ce procès engage bien plus que le sort de leur leader : il conditionne l'avenir du PDCI dans la course au pouvoir.
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